Une militante d'extrême droite a été jugée ce lundi 27 mai devant le tribunal correctionnel de Besançon pour diffamation publique envers l'ancien maire de la ville, Jean-Louis Fousseret. Elle avait publié sur les réseaux sociaux un message dans lequel elle affirmait que « pour Némésis, un étranger, surtout un OQTF, est un violeur », en référence à la politique d'accueil des migrants menée par l'édile.
Des propos jugés diffamatoires
Les faits remontent à 2023. La prévenue, membre du collectif identitaire Némésis, avait partagé un post sur Twitter (aujourd'hui X) accusant l'ancien maire de favoriser l'immigration et, par conséquent, d'être responsable de violences sexuelles. L'élu, aujourd'hui retiré de la vie politique, avait porté plainte pour diffamation. Son avocat a souligné le caractère « infamant et mensonger » des accusations, qui associent directement l'élu à des actes criminels.
La défense invoque la liberté d'expression
De son côté, la militante a justifié ses propos par son engagement contre l'immigration et a invoqué la liberté d'expression. Son avocat a plaidé que le message visait à dénoncer une politique publique et non à attaquer personnellement l'ancien maire. Le tribunal rendra son délibéré le 24 juin prochain. Cette affaire intervient dans un contexte de tensions autour des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) et de la gestion des migrants.
L'audience a été suivie par plusieurs militants d'extrême droite venus soutenir la prévenue, tandis que des associations antiracistes ont dénoncé une « banalisation de la haine ». L'ancien maire, âgé de 78 ans, n'a pas assisté au procès. Son avocat a rappelé que Jean-Louis Fousseret a toujours défendu une politique d'accueil humaniste et que ces accusations portent atteinte à son honneur.



