Les avocats du frère de l'assaillant qui a tué Dominique Bernard à Arras en 2023 ont demandé ce mercredi la suspension de son expulsion vers la Russie. Selon eux, cette mesure l'exposerait à des risques graves pour sa sécurité en raison de son profil et de son opposition au régime russe.
Une demande fondée sur des craintes de persécution
Les conseils de l'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, estiment que son renvoi vers la Russie violerait le principe de non-refoulement. Ils soulignent qu'il pourrait être victime de persécutions en raison de ses opinions politiques et de son lien familial avec l'assaillant. Dans leur requête, ils précisent que leur client a toujours coopéré avec les autorités françaises et qu'il ne présente pas de danger pour l'ordre public.
Un contexte judiciaire complexe
Le frère de l'assaillant avait été placé en rétention administrative en vue de son expulsion. Cependant, ses avocats contestent la décision du préfet, arguant qu'elle n'a pas pris en compte sa situation personnelle. Ils demandent au tribunal administratif de suspendre l'exécution de cette mesure dans l'attente d'un réexamen approfondi de son dossier.
L'affaire intervient dans un climat tendu, près de deux ans après l'attaque au couteau qui a coûté la vie à Dominique Bernard, un enseignant. L'assaillant, d'origine russe, avait été abattu par les forces de l'ordre. Son frère, qui résidait légalement en France, est aujourd'hui menacé d'expulsion.
Les réactions des parties prenantes
Les autorités françaises n'ont pas encore commenté cette demande. De son côté, la Russie n'a pas officiellement réagi. Les avocats espèrent que la justice française fera preuve d'humanité et respectera les engagements internationaux en matière de droits de l'homme.
Cette affaire soulève des questions sur l'équilibre entre sécurité nationale et protection des individus. Elle met en lumière les difficultés des personnes liées à des actes terroristes à obtenir une protection juridique adéquate.



