Relaxe d'un ex-animateur périscolaire : "On demande aux enfants de parler mais la justice n'est pas de leur côté"
Ex-animateur périscolaire relaxé : "Les enfants ne sont pas écoutés"

Un ex-animateur périscolaire relaxé

Un ancien animateur périscolaire, accusé d'agression sexuelle sur un enfant de 7 ans, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Le jugement, rendu le 17 juin 2025, a suscité l'indignation des associations de défense des droits de l'enfant.

Les faits

Les faits remontent à 2022. Le père de la victime présumée avait porté plainte après que son fils lui avait confié avoir été victime d'attouchements lors d'activités périscolaires. L'animateur, âgé de 35 ans, avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

La décision du tribunal

Le tribunal a estimé que les preuves étaient insuffisantes pour établir la culpabilité de l'accusé. Les déclarations de l'enfant, bien que constantes, n'ont pas été jugées suffisamment étayées par des éléments matériels ou des témoignages concordants. Le juge a également souligné l'absence de précédent judiciaire chez l'animateur.

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Réactions

Le père de l'enfant a exprimé sa colère : "On demande aux enfants de parler, de briser le silence, mais quand ils le font, la justice n'est pas de leur côté. C'est une double peine." Des associations comme La Voix de l'Enfant dénoncent une décision qui "envoie un signal désastreux" et appelle à une réforme de la prise en compte de la parole des mineurs.

L'avocat de l'animateur relaxé s'est félicité d'une décision "juste et conforme au droit", rappelant la présomption d'innocence. Son client, qui avait perdu son emploi pendant la procédure, pourra désormais demander réparation.

Un contexte tendu

Cette affaire intervient dans un climat de défiance croissante envers l'institution judiciaire dans les dossiers de violences sexuelles sur mineurs. Plusieurs rapports récents ont pointé le manque de formation des magistrats et la difficulté à recueillir la parole des enfants de manière non traumatisante.

Le parquet a indiqué qu'il étudiait la possibilité de faire appel de la décision. En attendant, l'enfant et sa famille devront vivre avec le sentiment d'une justice qui les a abandonnés.

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