Une semaine après l'incendie volontaire qui a ravagé une grande partie d'un immeuble situé au 24, boulevard Vallombrosa, à Cannes, son propriétaire, Daniel Daver, peine encore à réaliser. Le sinistre s'est déclaré dimanche dernier, vers 7 heures. Malgré l'intervention rapide des sapeurs-pompiers, les dégâts sont considérables.
Des dégâts importants et des locataires relogés partiellement
Le premier étage, qui abrite trois studettes d'environ 15 m², a été entièrement détruit. Le second, où se trouvent également trois logements, a été moins touché mais reste inhabitable en raison de la destruction des réseaux d'eau et d'électricité. Si aucune victime n'est à déplorer, tous les occupants ont dû quitter les lieux. Mercredi, la mairie de Cannes a pris un arrêté d'interdiction d'habiter.
Parmi les locataires concernés figurent Kamel et Billel, qui ont fait part de leurs difficultés dans nos colonnes (notre édition du 18 juin). Ils regrettent notamment que l'assurance accepte de reloger uniquement Kamel, dont le nom figure sur le bail. « Tous les baux sont établis pour une seule personne », explique Daniel Daver. « Dès le départ, j'ai fait en sorte de pouvoir leur venir en aide, confie-t-il. Mais comme tous les baux de l'immeuble sont établis pour une seule personne par appartement, leur assurance ne prend en charge que la personne inscrite sur le bail. Cela peut s'entendre. J'en suis désolé mais il faudrait être fou pour vouloir loger une famille entière dans seulement 17,41 m², et c'est pour cette raison que mes baux sont limités à une personne par logement. »
Les mesures prises par le propriétaire
Le propriétaire assure avoir réagi immédiatement après le sinistre. « Dès le lundi matin, j'ai contacté mon assurance qui a dépêché un expert à 13 heures. Le mardi, une entreprise a été mandatée pour sécuriser le bâtiment. Je me suis également entouré d'un ingénieur structure et, dans les prochains jours, nous allons procéder à la décontamination et remettre les parties communes du premier étage à nu. »
L'eau a déjà été rétablie au deuxième étage, en attendant le retour de l'électricité. « Je m'efforce de faire en sorte que cet étage soit à nouveau habitable dans un délai de quinze jours à trois semaines, assure-t-il. Pour le premier étage, j'espère qu'il sera opérationnel dans trois mois maximum. »
Un drame qui aurait pu être évité
Au-delà des dégâts matériels, c'est surtout l'origine du sinistre qui révolte le septuagénaire. « La personne qui a mis le feu à l'appartement était présente sans droit ni titre. Elle ne cessait de dégrader les lieux et d'importuner les autres locataires. Il y avait même des suspicions de trafic de stupéfiants. De nombreuses plaintes ont été déposées. J'avais contacté son père, le véritable locataire depuis de nombreuses années avec qui tout se passait bien, alors qu'il se trouve en Tunisie, afin qu'il intervienne. Je suis en colère. C'est un drame qui aurait pu être évité. »
De leur côté, Kamel, Billel et son frère poursuivent leurs recherches pour trouver une solution temporaire : « On cherche une place dans un foyer le temps de trouver un appartement. »



