Enfant de 8 ans placé à Nîmes : la procureure précise les faits
Enfant de 8 ans placé à Nîmes : la procureure précise

Le placement d'un enfant de 8 ans à Nîmes, révélé par des vidéos tournées par des voisins, a conduit la procureure de la République à apporter des précisions. L'enfant faisait déjà l'objet d'un suivi par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) et une ordonnance de placement avait été signée le 11 août par un juge des enfants. Il a été placé dans un foyer faute de place en famille d'accueil.

Une intervention policière après des appels à l'aide

Le 14 août, la police est intervenue dans un appartement de la résidence Saint-Gilles à Nîmes, dans le Gard. Alertés par l'ASE, les policiers sont venus procéder au retrait « en urgence » de l'enfant, qui avait appelé des voisines à l'aide. Selon plusieurs habitantes, l'enfant lançait régulièrement des petits bouts de papier par la fenêtre. Les vidéos montraient les voisines faisant passer de la nourriture et des boissons via un sac à dos tiré par une corde.

L'enfant vivait avec sa mère, son beau-père et son demi-frère de 18 mois. « Le placement se faisait sans incident », a rapporté la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac.

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Un placement ordonné avant la médiatisation

La procureure a précisé que l'ordonnance de placement était antérieure à l'exposition médiatique. Le placement avait été demandé par la mère, « en proie à des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l'enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer », a-t-elle expliqué. L'ordonnance a été rédigée le 11 août par un juge des enfants.

Le garçon faisait l'objet d'un suivi « en assistance éducative » depuis 2023, dans un contexte de « troubles de la personnalité et de séparation », mais aussi d'un « positionnement éducatif conflictuel entre les deux parents ». La mesure avait été renforcée en 2025.

Une pénurie de places d'accueil dans le Gard

L'ASE a eu connaissance de l'ordonnance de placement le 12 août. « Faute de place immédiate en famille d'accueil », les services ont cherché une solution alternative, mais le département du Gard est saturé, comme tous les territoires français. Selon la procureure, un placement en famille d'accueil pouvait être espéré « dans le courant de la semaine » du 17 août. Faute de meilleure solution, l'enfant a été placé en foyer. Ses parents seront entendus prochainement devant le juge des enfants.

Enquête pénale et examens médico-légaux

L'enquête pénale ouverte par le parquet de Nîmes devra établir « l'existence potentielle de faits de manquement à l'éducation » de la part de la mère et de son compagnon. Cécile Gensac a rappelé que les éléments décrits par les voisines sont « en partie non fiabilisés ». Des examens médico-légaux seront réalisés sur l'enfant de 8 ans.

Le demi-frère de 18 mois n'a pas été placé. « Les policiers ont pu constater qu'il semblait bien traité par ses deux parents », a assuré la procureure. L'enquête devra déterminer si les enfants font l'objet de mauvais traitements.

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