La première édition du Festival international d'échecs « Apogée » se déroulera du 22 au 30 août à Nîmes, Caissargues et au Pont du Gard. Organisé par le Caissargues Chess Club, l'événement propose un tournoi par jour pendant neuf jours, avec 26 000 euros de prix à la clé, et accueillera des joueurs titrés du monde entier, dont le Bulgare Veselin Topalov, champion du monde 2005.
Un festival pour rassembler les joueurs du monde entier
« L'idée du Caissargues Chess Club et de sa présidente Silvia Alexivia est simple : faire des échecs un lieu de rencontre. D'abord pour des joueuses et joueurs du monde entier », explique Bruno Mangin, coorganisateur de l'événement et pharmacien à Nîmes. Le festival réunira de très nombreux joueurs d'échecs titrés, dont des Maîtres et Grands Maîtres internationaux venus d'Ukraine, d'Iran et même du Kazakhstan.
Le point d'orgue sera la présence exceptionnelle de Veselin Topalov, champion du monde d'échecs 2005, qui participera à une simultanée « à 1 contre 20 joueurs » le 27 août à Carré-d'Art, de 10 heures à 13 heures.
Une dimension culturelle avec le Mondial de la Parole
« Par la volonté toujours des organisateurs, Apogée a aussi une dimension culturelle, peut-être plus grand public, avec l'organisation, samedi 20 au soir, du Mondial de la Parole, grand concours d'éloquence où huit jeunes femmes et hommes de 18 à 25 ans originaires de pays francophones s'affronteront en improvisation au Pont-du-Gard, sur la thématique, bien évidemment du Jeu d'échecs », poursuit Bruno Mangin.
Cette dimension culturelle vise à élargir l'audience du festival au-delà des seuls passionnés, en misant sur l'éloquence et la créativité des jeunes participants.
Une initiative pour l'égalité femmes-hommes
Parmi les innovations du festival, une mesure retient l'attention : grâce au soutien d'un partenaire privé engagé pour la mixité, la première joueuse du classement général se verra remettre un prix d'un montant identique à celui remis au vainqueur masculin. Une initiative contraire, paraît-il, aux usages en cours, mais qui témoigne de la volonté de faire changer les choses.
« La culture des échecs se développe très doucement chez les femmes. Et il est temps que les choses s'accélèrent », justifie Bruno Mangin, qui se projette déjà dans l'édition 2027 du festival, avec peut-être encore plus de joueurs et d'événements au programme.
Bruno Mangin, tombé dans les échecs à l'âge de 9 ans, confie : « Des décennies plus tard, autant dire que j'y trouve toujours autant de plaisir, désormais en tant que grand-père. En transmettant à mon tour à mon petit-fils, lui aussi joueur, mes plus précieux conseils tactiques et stratégiques ! »



