Ce mercredi 10 juin, alors que la croix installée illégalement sur une parcelle appartenant au Département a été retirée dans la nuit, une autre a fait son apparition. Ces installations mystérieuses alimentent les débats à Comps, dans le Gard.
Une réapparition immédiate
À peine retirée, aussitôt réinstallée. Dans la nuit de mercredi, une seconde croix est apparue au niveau du pont de Vallabrègues, sur une parcelle appartenant au département du Gard, quelques heures seulement après le retrait de la précédente. Un acte qui se répète depuis plusieurs mois et qui interpelle, d’autant que personne n’a revendiqué cette installation.
La position du Département
Averti, le département du Gard a réaffirmé sa position en précisant que cette nouvelle croix serait, elle aussi, retirée « au regard du cadre juridique en vigueur, notamment de la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État ».
Des débats citoyens
Une dizaine de riverains s’est réunie mardi soir pour discuter de la présence de plusieurs croix sur le territoire, notamment celle du pont du barrage de Vallabrègues et celle du pic de l’Aiguille. Des échanges « courtois » selon les deux parties, qui ont amené à débattre sur la légitimité de ces installations.
Pour une évolution de la loi
Certains participants estiment que la loi de 1905 mériterait d’être réexaminée. « Toute loi est faite pour évoluer », a rapporté une Compsoise, qui a assisté aux échanges. Selon elle, une majorité serait favorable à cette installation. Elle invite les élus à solliciter l’opinion des riverains. « On peut envisager cette croix comme un point culminant, un point de repère », a-t-elle avancé.
Une pétition et un courrier au préfet
Un courrier à destination du préfet du Gard serait en préparation pour envisager une adaptation de l’application de cette loi. Une pétition en ligne avait également été lancée pour le maintien des croix.
Des arguments sécuritaires
Des représentants de l’action citoyenne antiraciste antifasciste de Beaucaire, présents au débat, ont évoqué la question de la sécurité. « La croix installée est en métal, elle risque de faire office de paratonnerre et de faire tomber la foudre sur Saint-Roman, dont le site est très fréquenté », ont-ils souligné. La démarche politique et le prosélytisme ont également été abordés.
Vers une fermeté accrue
Le département se veut ferme et indique que si d’autres croix étaient constatées, « des moyens seraient mis en place pour éviter toute réinstallation ». Il cherche également à identifier les auteurs de ces installations illégales, érigées sans autorisation.



