Les deux grands favoris du Tour de France, Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar, ont été réveillés en pleine nuit dimanche pour subir un contrôle antidopage inhabituel. L'Agence internationale de contrôle (ITA) a mené cette opération à 2 heures et 5 heures du matin, suscitant l'émoi du syndicat des coureurs français.
Une autorisation judiciaire exceptionnelle
Pour réaliser ces contrôles en dehors de la fenêtre usuelle, l'ITA a saisi un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris, rapporte L'Equipe. Ce magistrat a donné son accord en raison de l'existence de « soupçons graves et concordants ». Le parquet de Paris a confirmé qu'un juge avait bel et bien autorisé ces prélèvements nocturnes.
L'ITA justifie l'opération
Dans un communiqué, l'ITA a expliqué que « pour être efficaces, les contrôles doivent, dans des circonstances limitées et justifiées, pouvoir être effectués en dehors des heures normales de la journée ». L'agence a précisé que toutes les activités de contrôle menées lors du Tour sont soumises aux garanties prévues par le Code mondial antidopage, les règles antidopage de l'UCI et la législation française, « en tenant dûment compte du bien-être, de l'équité et des droits fondamentaux des coureurs ».
Réactions des coureurs et du syndicat
Le syndicat des coureurs français s'est ému de cette procédure par la voix de son président, Pascal Chanteur. Interrogé par L'Equipe, il a déploré le manque de communication sur les motifs précis ayant conduit à ces contrôles. L'ITA n'a pas divulgué les éléments qui ont suscité les soupçons.
Cette opération nocturne, bien que légale, soulève des questions sur le respect de la vie privée et du sommeil des athlètes en pleine compétition. Les deux coureurs, qui dominent le classement général, n'ont pas commenté publiquement l'incident.



