Le célèbre journaliste sportif Charles Biétry, âgé de 82 ans et atteint de la maladie de Charcot (sclérose latérale amyotrophique), a exprimé sa satisfaction après l'adoption définitive par le Parlement, ce mercredi, de la proposition de loi créant un droit à l'« aide à mourir ». Dans un message publié sur X, il a déclaré : « Je ne mourrai pas en Suisse. […] Les députés ont changé le cours de ma mort. Lorsque les souffrances deviendront trop fortes je reviendrai exercer mon droit à la liberté, chez moi, au son de mes vagues ».
Une pathologie dévastatrice
Charles Biétry souffre de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative grave qui paralyse progressivement les muscles impliqués dans la motricité. Cette pathologie, également connue sous le nom de maladie de Charcot, entraîne une perte progressive de l'autonomie et des fonctions motrices, sans affecter les capacités cognitives.
Le parcours législatif de la proposition de loi
La proposition de loi, adoptée définitivement ce mercredi, vise à permettre à certains malades majeurs atteints de pathologies graves et incurables d'obtenir, sous conditions strictes, l'administration d'un produit létal. Le texte prévoit un délai de réflexion minimal de deux jours après l'accord des médecins, afin de garantir la volonté libre et éclairée du patient.
Saisine du Conseil constitutionnel
Le Premier ministre doit désormais saisir le Conseil constitutionnel, qui devra se prononcer sur la conformité de certaines clauses de la loi avec la Constitution. En particulier, la question se pose de savoir si le délai de réflexion de deux jours est compatible avec les « principes de liberté individuelle et dignité humaine », selon Matignon. Une décision est attendue autour du 15 août.
Réactions et implications
La déclaration de Charles Biétry a suscité de nombreuses réactions, tant dans le milieu du journalisme que parmi les défenseurs du droit à mourir dans la dignité. Pour Biétry, cette loi représente un espoir de pouvoir terminer sa vie dans son pays natal, entouré de ses proches, plutôt que de devoir se rendre en Suisse pour bénéficier d'un suicide assisté.



