Aide à mourir : texte sécurisé adopté en troisième lecture à l'Assemblée
Aide à mourir : texte sécurisé adopté en troisième lecture

La proposition de loi sur l'aide à mourir a franchi une nouvelle étape à l'Assemblée nationale, avec son adoption en troisième lecture le 28 juin 2026. Le texte, désormais qualifié de « sécurisé » par ses partisans, a été approuvé par 247 voix contre 98, avec 23 abstentions. Ce vote intervient après plusieurs mois de débats houleux et de navette parlementaire entre l'Assemblée et le Sénat.

Un compromis trouvé après des mois de discussions

Le texte final intègre plusieurs amendements visant à renforcer l'encadrement médical et juridique de l'aide à mourir. Parmi les principales dispositions, on retrouve l'obligation d'une double consultation médicale, un délai de réflexion de 15 jours, et la possibilité pour le patient de revenir sur sa décision à tout moment. « C'est un texte équilibré qui garantit la liberté de choix tout en protégeant les personnes vulnérables », a déclaré la rapporteure du texte, la députée LREM Claire O'Petit.

Les opposants au texte, notamment certains députés de droite et des associations de soins palliatifs, dénoncent un « glissement dangereux » vers une banalisation de la mort. « Nous restons fermement opposés à toute forme d'euthanasie active. Ce texte ouvre la porte à des dérives », a affirmé le député LR Philippe Juvin.

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Des garanties supplémentaires pour les soins palliatifs

Le gouvernement a également annoncé un plan d'investissement de 1,1 milliard d'euros sur cinq ans pour les soins palliatifs, afin de répondre aux critiques sur le manque d'alternatives à l'aide à mourir. Ce plan prévoit la création de 500 lits supplémentaires en unités de soins palliatifs et le recrutement de 2 000 professionnels de santé dédiés. « Nous voulons que personne ne se tourne vers l'aide à mourir par manque d'accès à des soins palliatifs de qualité », a souligné le ministre de la Santé.

Prochaine étape : la commission mixte paritaire

Le texte doit maintenant être examiné par une commission mixte paritaire (CMP) réunissant députés et sénateurs, afin de trouver un accord sur les divergences restantes. Si la CMP parvient à un compromis, le texte sera soumis à un vote final dans les deux chambres. En cas d'échec, l'Assemblée nationale aura le dernier mot.

Selon un sondage Ifop réalisé en juin 2026, 76 % des Français se déclarent favorables à l'aide à mourir, mais 45 % estiment que le cadre proposé n'est pas assez strict. Les associations de patients, comme l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), saluent une « avancée historique » mais appellent à une vigilance sur les délais d'application.

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