Abolition de l'esclavage : l'Assemblée doit garder la trace de cette histoire
Abolition de l'esclavage : l'Assemblée doit garder la trace

Dans une tribune publiée dans Libération, le député de la France insoumise Alexis Corbière interpelle l'Assemblée nationale sur la nécessité de préserver la mémoire de l'esclavage et de son abolition. Il estime que l'institution doit "garder la trace de cette histoire" pour ne pas oublier les luttes qui ont mené à la liberté.

Un devoir de mémoire

Pour Alexis Corbière, la mémoire de l'esclavage est un enjeu politique et historique majeur. Il rappelle que la France a été l'une des premières nations à abolir l'esclavage en 1848, mais que cette histoire reste souvent méconnue ou mal enseignée. "L'Assemblée nationale, en tant que lieu de la souveraineté populaire, se doit de conserver les traces de ce passé douloureux", écrit-il.

Les archives comme outil de transmission

Le député propose que les archives parlementaires soient mieux valorisées et accessibles au public. Il suggère notamment la création d'un espace muséographique dédié à l'histoire de l'esclavage et de son abolition au sein du Palais Bourbon. "Il ne s'agit pas de culpabiliser, mais de comprendre et de transmettre", précise-t-il.

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Un appel à la responsabilité collective

Alexis Corbière insiste sur le fait que cette mémoire est essentielle pour lutter contre les discriminations actuelles. "Connaître l'histoire de l'esclavage, c'est aussi comprendre les racines du racisme et des inégalités qui persistent aujourd'hui", affirme-t-il. Il appelle les députés de tous bords à soutenir cette initiative.

Des réactions contrastées

La tribune a suscité des réactions diverses au sein de l'hémicycle. Certains élus, comme la députée LREM Marie Lebec, saluent l'initiative tout en appelant à une approche consensuelle. D'autres, à l'image du député LR Éric Ciotti, estiment que l'Assemblée nationale a déjà fait sa part en matière de mémoire. "Nous devons regarder vers l'avenir plutôt que de ressasser le passé", a-t-il déclaré.

Quoi qu'il en soit, cette tribune relance le débat sur la place de l'histoire dans les institutions. Pour Alexis Corbière, il est urgent d'agir avant que les témoignages directs ne disparaissent.

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