Un appel national à la mobilisation pour la défense des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) a été relayé en Lozère ce mardi 9 juin 2026. À l’initiative de l’intersyndicale FSU, UNSA et CGT, un rassemblement s’est tenu devant l’inspection académique de Mende.
Des conditions de travail dénoncées
Philippe Gibelin, représentant de la CGT, a souligné le rôle essentiel des AESH dans l’inclusion scolaire des enfants handicapés, tout en regrettant un manque de reconnaissance. « On dit que c’est un métier essentiel, mais ce n’est pas reconnu », a-t-il déclaré. Les AESH sont souvent affectés sur plusieurs établissements éloignés ou doivent suivre deux élèves simultanément, ce qui dégrade leurs conditions de travail.
Un statut précaire
Alors que des groupes de travail sont en cours au ministère de l’Éducation nationale, Hervé Fumel, pour la FSU, a dénoncé une proposition inacceptable : fonctionnariser seulement 10 à 20 % des AESH, laissant 80 à 90 % d’entre eux dans une situation de précarité. Il a rappelé que le salaire moyen des AESH est d’environ 900 euros par mois, beaucoup effectuant peu d’heures.
Revendications syndicales
Les syndicats réclament un véritable statut de fonctionnaire pour tous les AESH, ainsi qu’une amélioration de leurs conditions d’exercice et une augmentation des effectifs. En matinée, une délégation a rencontré le directeur des services de l’Éducation nationale en Lozère, David Raymond, avant de se rassembler devant les locaux de l’inspection académique.



