Près de 400 personnes, jeunes et équipes éducatives, se sont réunies ce jeudi pour la 4e édition du Festival des arts partagés, organisé au DIME de la Barandonne à Pont-Saint-Esprit. Cet événement inclusif a rassemblé 250 jeunes du Gard rhodanien, issus à la fois du milieu ordinaire et d'établissements spécialisés, venus présenter des spectacles de danse, théâtre, cirque et chant.
Un événement sous le signe de l'égalité
Sous les grands arbres du parc, les applaudissements ont retenti alors que des écoliers bagnolais terminaient leur concert, suivis par une prestation théâtrale de collégiens de Georges-Ville. Le festival, coorganisé avec la Moba, vise à créer un lien entre les participants. "L'idée est de créer un trait d'union. L'inclusion est parfois plus facile lorsqu'on passe par l'artistique. Tout le monde se retrouve alors sur un pied d'égalité", a souligné Mathieu Marque, directeur du DIME de la Barandonne.
Une journée de partage et de découverte
Sophie Grange, chargée de la médiation culturelle à la Moba, a expliqué que cette journée permet aux établissements du Gard rhodanien (IME, écoles, foyers, lycées) de présenter le travail artistique mené tout au long de l'année. Les jeunes ont ainsi pu montrer leurs pièces de théâtre et spectacles de danse. "Il y a aussi une joie de se retrouver. Cela fait du bien de se fédérer, de voir qu'on n'est pas isolé", a ajouté Mathieu Marque.
Alice Launay, art-thérapeute à l'IME des Hamelines à Bagnols-sur-Cèze, a partagé son expérience avec un atelier de chansigne, une pratique qui traduit les paroles d'une chanson en langue des signes. "Nous allons présenter une traduction de la chanson 'Fais moi signe' d'Hoshi. Les jeunes sont un peu stressés, mais je leur montre que les autres qui montent sur scène sont dans le même état qu'eux. Cette journée leur permet de se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls et leur donne des envies en voyant les autres chanter, danser", a-t-elle indiqué.
Des perspectives pour l'avenir
L'édition 2025 s'est achevée en fin d'après-midi avec un concert du groupe Los Chikibombas. Les organisateurs réfléchissent déjà à l'année prochaine. "On aimerait développer le festival en créant un fil rouge commun qui s'étalerait de septembre à juin et en proposant des accompagnements par des professionnels lors des ateliers", a précisé Sophie Grange. Mathieu Marque a ajouté : "L'idée est de continuer à décloisonner, à poursuivre cette inclusion, à faire tomber des représentations".



