Crèche de l'hôpital d'Avignon menacée de déménagement
Crèche de l'hôpital d'Avignon menacée de déménagement

La crèche de l'hôpital d'Avignon (Vaucluse), qui accueille près de 90 enfants, pourrait être contrainte de déménager. Selon ICI Vaucluse, plusieurs dizaines de manifestants se sont réunis devant l'établissement mardi dernier pour protester contre cette décision de la direction.

Une structure essentielle pour le personnel

Depuis plusieurs années, le personnel de l'hôpital bénéficie d'une crèche intégrée à l'établissement. Elle accueille une centaine d'enfants de 6 heures à 20 heures. Cependant, face à la vétusté du bâtiment, dont la rénovation avoisinerait le million d'euros, la structure pourrait être déplacée hors du site.

Cette crèche est un dispositif clé pour de nombreux employés, leur permettant de concilier vie professionnelle et familiale. Les horaires élargis, de 6 heures à 20 heures, s'adaptent aux rythmes de travail spécifiques du milieu hospitalier, notamment les gardes de nuit et les horaires décalés.

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La rénovation jugée non prioritaire par la direction

« Je n'ai pas aujourd'hui la possibilité de mobiliser une telle somme pour refaire la crèche in situ », déplore le directeur de l'hôpital, Pierre Pinzelli. « Évidemment, la crèche est quelque chose d'utile, mais ce n'est pas notre priorité d'investissement », ajoute-t-il.

Cette position de la direction suscite l'incompréhension parmi le personnel, qui voit dans cette crèche un outil indispensable à leur quotidien. Le coût de rénovation, estimé à environ un million d'euros, est jugé trop élevé par rapport aux priorités d'investissement de l'établissement.

L'inquiétude des parents et du personnel

Plusieurs membres du personnel s'inquiètent de ce potentiel changement. « J'ai eu un bébé en 2025, je suis venue avec lui parce que le papa travaille aussi à l'hôpital en tant qu'infirmier et du coup, on fait garder notre fils à cette crèche », explique Florence, aide-soignante.

« On est très déstabilisés par la situation, parce que c'était vraiment notre seul moyen de garde. Mon compagnon travaillant de nuit et moi de jour, cette crèche nous permet vraiment de nous adapter à nos conditions de travail ». Florence, comme d'autres parents, dépend entièrement de cette structure pour organiser la garde de leurs enfants.

Les manifestants rassemblés devant l'établissement ont exprimé leur attachement à cette crèche, essentielle à l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Le sort de la crèche devrait être fixé d'ici un an.

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