La commission électorale de Zambie a annoncé, vendredi 14 août, la suspension du dépouillement des élections présidentielle et parlementaires en raison de violences. Cette décision plonge le pays dans l'incertitude, alors que les résultats partiels donnaient jusqu'ici une avance au candidat de l'opposition, Hakainde Hichilema, selon les médias locaux.
Une suspension motivée par des violences
Dans un communiqué, la commission électorale a indiqué que le dépouillement était « temporairement suspendu » dans plusieurs centres de compilation, notamment dans la capitale Lusaka et dans la province de Copperbelt, après des incidents violents. Des affrontements entre partisans des principaux partis ont été signalés, sans qu'un bilan précis ait été établi. La commission a appelé au calme et à la retenue, tout en promettant de reprendre le processus dès que la sécurité serait assurée.
Une avance pour l'opposition
Avant cette suspension, les résultats partiels publiés par la commission électorale et relayés par les médias donnaient Hakainde Hichilema, leader du Parti uni pour le développement national (UPND), en tête avec environ 54 % des voix, contre 44 % pour le président sortant, Edgar Lungu, après le dépouillement d'environ 70 % des bulletins. Ces chiffres, basés sur des compilations non officielles, n'ont pas été confirmés par la commission.
Un scrutin sous tension
Ces élections, tenues jeudi 12 août, étaient déjà considérées comme les plus disputées de l'histoire récente du pays. La campagne a été marquée par des tensions ethniques et politiques, notamment dans les régions du nord et de l'ouest. Des observateurs internationaux, dont l'Union européenne, avaient exprimé des inquiétudes quant à la transparence du processus, sans toutefois évoquer d'irrégularités majeures le jour du scrutin.
L'impact de la suspension
La suspension du dépouillement risque de prolonger l'attente pour les Zambiens, déjà impatients de connaître le nom de leur prochain président. Elle pourrait également exacerber les tensions, alors que les deux camps se sont accusés mutuellement de fraudes. La commission électorale n'a pas précisé de nouvelle date pour la reprise du dépouillement, mais a assuré que les résultats seraient publiés « dès que possible ». En attendant, la situation reste tendue dans plusieurs villes, où des patrouilles de police ont été renforcées.



