En septembre dernier, la propriétaire d’une voiture stationnée rue des Pivoines, dans le quartier des Prés-d’Arènes à Montpellier, avait découvert son véhicule avec deux roues manquantes, une à l’avant et une à l’arrière. Le ou les voleurs avaient agi durant la nuit du 26 septembre.
Une identification par empreintes génétiques
Les enquêteurs de la police technique et scientifique avaient effectué des prélèvements sur place. Ces traces ADN ont été analysées et comparées au fichier national automatisé des empreintes génétiques. Plusieurs mois après les faits, le profil génétique a permis d’identifier un individu déjà connu des services de police.
Convoqué à plusieurs reprises, le suspect s’est finalement présenté au commissariat central de Montpellier. Il y a été placé en garde à vue et a nié les faits qui lui sont reprochés. Malgré ses dénégations, il fera l’objet d’une ordonnance pénale, une procédure simplifiée pour les délits de faible gravité.
Les traces ADN, un outil aussi pour la petite délinquance
Cette affaire illustre que les recherches sur la base de traces ADN ne sont pas réservées aux grandes affaires criminelles. Elles s’appliquent également à la petite délinquance du quotidien. Les prélèvements effectués par la police technique et scientifique sont systématiques sur les scènes d’infraction, même pour des vols mineurs.
Le vol de roues est un délit fréquent dans les zones urbaines. Les auteurs revendent souvent les pièces détachées sur le marché parallèle. Dans ce cas, la persistance des enquêteurs et la coopération du propriétaire ont permis d’aboutir à une identification, plusieurs mois après les faits.



