Jean-Philippe Samier, un novice à l'urbanisme de La Rochelle
À 54 ans, l'entrepreneur engagé Jean-Philippe Samier est un novice dans le domaine de l'urbanisme. Pourtant, il vient d'être nommé adjoint à l'urbanisme d'Olivier Falorni, le maire de La Rochelle, et également élu à l'Agglomération. Il hérite de dossiers conséquents, allant du futur hôpital aux piscines, en passant par le déménagement du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours).
Interrogé par Sud Ouest, Jean-Philippe Samier confie : « Je commence à prendre mes marques. Je suis capable de dire oui ou non quand on me pose une question ! » Il admet ne pas être encore un expert de son sujet, contrairement à certains de ses collègues. Depuis deux mois, il découvre sa délégation et succède à Sylvain Dardenne. « J'ai même été un peu surpris. Mais ça m'a tout de suite mis des étoiles dans les yeux. Quand j'étais jeune, je voulais être architecte ! Alors faire de l'aménagement du territoire, ça va me passionner ! », déclare-t-il.
Un parcours d'entrepreneur engagé
Le nouvel élu a donné rendez-vous au Café de la Paix pour dérouler son CV. « C'est ici que je suis venu le 1er juillet 1993, avec ma mère, pour mon oral d'admission à l'Eigsi (école d'ingénieurs) », se souvient-il. Il en sort diplômé en 1998 après un stage de fin d'études à la direction des services techniques de l'Agglomération de La Rochelle.
Après une dizaine d'années passée à Paris, il choisit de revenir en 2008 à La Rochelle, cette fois avec femme et enfants. Jean-Philippe Samier a l'esprit d'entreprise. Il crée sa boîte de conseils et est aujourd'hui président de Coapi, une coopérative d'entrepreneurs pour « concilier le meilleur de l'entrepreneuriat et le salariat ». Élu à Dompierre-sur-Mer dans la majorité de Guillaume Krabal de 2020 à 2026, il n'a jamais pris de carte dans un parti et se dit « sympathisant » des causes environnementales.
Des dossiers lourds mais rassurant
À 54 ans, le nouvel adjoint à l'urbanisme, qui a aussi été élu à l'Agglomération, aurait été choisi parce qu'il est « un homme de confiance et intègre ». Il sait qu'il récupère de sacrés dossiers : le futur hôpital, le chantier Marcel Paul, le déménagement du Sdis, l'opération de renouvellement urbain de Villeneuve-les-Salines, les piscines… Mais il se dit rassuré. « Je découvre que le service urbanisme, c'est 60 personnes, et ce sont des cadors ! », dit-il. Il imagine déjà faire des propositions pour transformer la place de Verdun qu'il trouve comme beaucoup de monde, trop minérale, pas assez animée. L'amateur de concerts espère pouvoir continuer de fréquenter chaque mois La Sirène.



