Un procès pour des actes commis dès l'enfance
Le procès d'un jeune homme de 19 ans s'est ouvert ce mardi 2 mai devant la cour d'assises des mineurs à Metz, en Moselle. L'accusé répond de viols et d'agressions sexuelles sur sept fillettes et adolescentes, des faits qui auraient débuté alors qu'il n'avait que six ans.
Des victimes marquées à vie
Les sept jeunes filles, accompagnées de leurs parents, étaient présentes à l'audience. Leurs avocates décrivent des victimes "inquiètes, stressées, fragiles et abîmées", qui ont dû être hospitalisées en psychiatrie. L'une des cousines de l'accusé a révélé les faits en octobre 2022 après une tentative de suicide. "Elles ont l'impression de trahir leur famille", explique Me Charlotte Cordebar, avocate des deux cousines.
Des violences dès le plus jeune âge
L'accusé, né en 2007, est soupçonné d'avoir agressé sexuellement ou violé deux de ses cousines à partir de 2013, parfois avec violence (pincements, gifles, coups de poing) ou sous la menace d'un couteau. En 2022, il aurait suivi une camarade à la sortie du bus pour l'agresser sexuellement. L'année suivante, il est accusé d'avoir profité du demi-sommeil d'une autre jeune fille pour lui imposer des caresses. Trois petites amies dénoncent également des rapports sexuels sous contrainte, avec menaces de diffuser des photos ou d'utiliser une arme.
Une personnalité psychopathique
L'enquête révèle un contexte familial "pathologique", avec un père qui aurait eu des relations sexuelles avec des mineures. L'accusé, qui nie les faits, présente une "absence d'aptitude empathique" et un "déni des droits fondamentaux d'autrui", selon les experts. Ceux-ci évoquent "les prémices d'un trouble psychopathique". Son avocate, Zakia Ait Ali Slimane, qualifie l'expertise psychiatrique de "plus qu'inquiétante".
Un verdict attendu vendredi
Le procès se tient à huis clos partiel jusqu'au vendredi 5 mai, date à laquelle le verdict sera rendu. L'accusé, qui était mineur au moment des faits, pourrait bénéficier d'une présomption de non-discernement pour les actes commis avant 13 ans, mais risque la prison pour ceux commis après.



