Une affaire de violences conjugales sera jugée ce mercredi 1er juillet en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nîmes. La partie civile est une avocate exerçant dans la région, a-t-on appris ce mardi. L'homme poursuivi est prévenu de violences sur sa conjointe, présumées commises en mars et mai 2026.
Une avocate partie civile, un dossier sensible
Me Olivier Morice, avocat parisien de la partie civile, a confirmé qu'il serait aux côtés de sa consœur pour porter sa parole lors de l'audience, avec le bâtonnier Pierre-François Guidicelli. Les faits concerneraient des épisodes de violences présumées survenus au printemps 2026. Le prévenu, poursuivi pour violences commises par conjoint, reste présumé innocent tant que la justice n'a pas statué.
Les violences conjugales en chiffres
Selon le ministère de l'Intérieur, en 2024, 271 000 victimes de violences conjugales ont été enregistrées, soit une hausse de 10 % par rapport à 2023. Les femmes représentent 86 % des victimes. Le Gard n'est pas épargné : en 2025, 1 200 plaintes pour violences conjugales y ont été déposées.
Un procès sous tension
L'audience de comparution immédiate, prévue ce mercredi, devrait permettre de statuer sur le sort du prévenu. Ce type de procédure est réservé aux affaires où les charges sont suffisamment graves pour justifier un jugement rapide. La présence d'une avocate comme partie civile ajoute une dimension particulière à l'affaire, soulignant la gravité des faits allégués.



