À Villeurbanne, des habitants occupent le terrain face aux petites mains du narcotrafic
Villeurbanne : des habitants face aux dealers

À Villeurbanne, dans le quartier des Gratte-Ciel, des habitants excédés par le narcotrafic ont décidé de passer à l'action. Depuis plusieurs jours, ils occupent un point de deal, transformant ce lieu de vente de drogue en espace de convivialité. Tables, chaises, jeux de société et boissons chaudes ont remplacé les transactions illicites. Cette initiative, née d'un collectif citoyen, vise à reprendre le contrôle de l'espace public et à dénoncer l'inaction des autorités.

Un quartier sous emprise

Le quartier des Gratte-Ciel est connu pour être un haut lieu du trafic de stupéfiants à Villeurbanne. Les dealers opèrent en plein jour, sous les yeux des riverains, qui subissent nuisances sonores, violences et insécurité. « Un point de deal, c'est toujours dégueulasse », témoigne une habitante. « Ça pourrit la vie de tout le monde, et personne ne fait rien. » Face à cette situation, les habitants ont décidé de ne plus subir.

L'occupation comme moyen de pression

L'occupation du point de deal est une action symbolique forte. Les participants veulent montrer que le quartier ne leur appartient pas. « On veut que les dealers comprennent qu'ils ne sont pas chez eux ici », explique un membre du collectif. L'initiative a reçu le soutien de nombreux riverains, mais aussi de commerçants et d'associations locales. Des permanences sont organisées pour informer sur les risques du trafic et proposer des alternatives aux jeunes tentés par l'argent facile.

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Un appel aux autorités

Les habitants demandent des mesures concrètes : plus de présence policière, des caméras de surveillance et un travail social de fond. « On ne peut pas laisser les dealers gérer le quartier », insiste une organisatrice. La mairie de Villeurbanne a salué l'initiative tout en appelant à la prudence. Le préfet du Rhône a annoncé le déploiement de forces de l'ordre supplémentaires. Mais pour les habitants, l'occupation continue tant que des solutions durables ne seront pas mises en place.

Un mouvement qui fait école

Cette action citoyenne inspire d'autres quartiers confrontés au même fléau. À Lyon, des collectifs réfléchissent à des actions similaires. Le phénomène interroge sur l'efficacité des politiques de sécurité et sur la place des habitants dans la gestion de leur cadre de vie. En attendant, à Villeurbanne, la mobilisation reste forte. Les occupants assurent qu'ils ne lâcheront rien. « On est chez nous, et on veut que ça se sache. »

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