Trois personnes ont été placées en garde à vue mercredi, dont un surveillant de la prison de Villepinte, dans le cadre de l’enquête sur l’évasion retentissante d’Ilyas Kherbouch, dit « Ganito », en mars, a indiqué le parquet de Paris, confirmant une information du journal « Le Parisien ».
Les gardes à vue
« Trois personnes ont été placées en garde à vue ce jour à la demande des juges d’instruction, dont un surveillant pénitentiaire de la maison d’arrêt de Villepinte et des proches d’Ilyas Kherbouch », précise le ministère public. « Mon client s’est rendu librement à cette audition à l’occasion de laquelle il entend répondre à l’ensemble des questions des enquêteurs », a commenté Me Antoine Ory, avocat d’un gardé à vue.
Les circonstances de l'évasion
Dans ce dossier relevant de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris, Ilyas Kherbouch s’était évadé sans heurt de la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) le 7 mars à l’aide de trois personnes, dont deux se faisant passer pour des policiers afin d’extraire le détenu, en prétextant une garde à vue avec de faux documents judiciaires. Cinq suspects ont déjà été mis en examen dans le cadre de cette évasion et d’une cavale poussée jusqu’aux Pays-Bas.
La cavale jusqu'aux Pays-Bas
Après son évasion, qui avait été constatée seulement quarante-huit heures après par l’administration pénitentiaire, Ilyas Kherbouch, connu des tribunaux pour des home-jackings violents, a séjourné quelques jours aux Pays-Bas, à Delft, avec sa compagne, une ancienne surveillante pénitentiaire, avant d’être interpellé le 20 mars, jour de son anniversaire, dans le sud de la France. Le parquet de Paris a jugé mercredi « déplorable que dans des dossiers de pareille importance et interrogeant l’intégrité jusqu’au sein de nos institutions, certains professionnels se permettent de faire fuiter des informations au mépris du code pénal et de leurs obligations déontologiques ».



