Les proches de Jacques Pakeso, 25 ans, et de Mike Gineste, 35 ans, dont les restes humains ont été identifiés fin mai dans le Var, se préparent à « un combat pour la vérité et la justice ». Alors que l'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de leur mort, les familles, contactées par Var-Matin, expriment « une douleur et une colère immenses ».
Une affaire qui a pris une nouvelle tournure
L'affaire des « militaires disparus » en 2022 et 2023 a basculé avec la confirmation des décès. Les investigations menées par la section de recherches de la gendarmerie maritime ont permis de mettre au jour au moins sept victimes de séquestrations et de mauvais traitements, toutes d'origine ultramarine, soumises à une emprise psychologique et dépouillées de leurs papiers et moyens de paiement.
Selon le parquet de Toulon, il reste à établir les « circonstances précises » dans lesquelles les deux jeunes hommes ont perdu la vie. Un appel à témoins a été lancé pour identifier d'éventuelles victimes supplémentaires qui auraient disparu ces dernières années dans le Var.
Des jeunes hommes décrits comme « réservés » et « discrets »
Les entourages de Jacques Pakeso et de Mike Gineste les décrivent comme des jeunes hommes « réservés », « timides » et « discrets », qui avaient pour ambition de quitter leur territoire de l'océan Pacifique pour s'engager dans les armées. En Nouvelle-Calédonie comme à Tahiti, leurs familles attendent des réponses.
« Depuis 2022, la famille de Jacques Pakeso n'a cessé d'alerter les autorités sur [sa] disparition. Une disparition qui n'avait aucune logique, au regard du profil de Jacques Pakeso… », a rappelé l'avocat de la famille, Martin Calmet, interrogé par La 1ère (France Télévisions).
Le clan familial mis en cause
Les deux jeunes Océaniens ont en commun d'avoir fréquenté à Toulon la famille Akau Vegi-Wing, dont le père et la mère sont également originaires du Pacifique, à la réputation sulfureuse de Fréjus jusqu'à Toulon. Les rumeurs qui circulaient au sujet de ce clan familial ont pris corps avec les investigations.
Six membres de la famille Akau Vegi-Wing ont été mis en examen, dont trois pour « meurtres » — ce qu'ils ont contesté. Cinq ont été placés en détention provisoire. Tous restent présumés innocents.
Une perquisition a mis au jour des effets personnels
Une perquisition conduite le 30 janvier 2026 dans un immeuble a permis de mettre au jour des effets personnels de Mike Gineste : passeport, cartes bancaires, etc. Ces éléments ont contribué à faire avancer l'enquête.
Les proches des victimes espèrent désormais que toute la lumière sera faite sur ces décès. « Nous voulons la vérité et la justice », ont-ils déclaré, déterminés à se battre pour que les responsables répondent de leurs actes.



