Le milliardaire ukrainien Vadim Ermolaev, grièvement blessé le 29 juin dans un attentat à l'explosif à Monaco, a accordé sa première interview depuis l'attaque à Monaco-Matin, publiée lundi sur nicematin.com. Il y affirme vouloir « continuer à vivre » dans la Principauté et assure n'avoir eu « aucune raison de penser que (sa) vie pouvait être en danger ».
Un homme d'affaires sous le choc
Hospitalisé mais allant mieux, Ermolaev déclare : « Avant cette attaque, je n'avais aucune raison de penser que ma vie pouvait être en danger, surtout dans un endroit comme Monaco. » Interrogé sur l'identité de ses agresseurs, il répond « non » et refuse de commenter les hypothèses, invoquant l'enquête en cours.
Des questions sans réponse
À la question d'une possible implication de l'État ukrainien, il préfère ne pas répondre, estimant que « toute hypothèse formulée publiquement risquerait de compliquer le travail des enquêteurs ». Il écarte également un lien avec une affaire de centre d'appels frauduleux en Estonie impliquant un de ses fils.
Un avenir à Monaco
Ermolaev exprime l'espoir que l'enquête permettra de « comprendre les circonstances de cette attaque et de savoir si le danger est désormais écarté ». Il réaffirme son intention de rester à Monaco, où il réside depuis au moins 2021.
L'attentat et ses suites
Le 29 juin, Ermolaev, sa compagne et son fils de 13 ans ont été grièvement blessés par un engin explosif déclenché à distance dans le hall de leur immeuble. Une Ukrainienne de 39 ans, soupçonnée d'avoir posé la bombe, a été retrouvée tuée par balle en Ukraine. Deux autres suspects, un ancien policier et un employé de la Direction générale du renseignement ukrainien, ont été arrêtés.



