Usurpation d'identité SNCF : un Lyonnais victime d'un fraudeur depuis 4 ans
Usurpation d'identité SNCF : un Lyonnais victime depuis 4 ans

Alors qu'il venait d'obtenir son Master 2, un jeune Lyonnais pensait pouvoir tourner la page et entrer sereinement dans la vie active. Mais mi-mai, un courrier du Trésor public lui réclamant 540 euros pour trois amendes impayées a ravivé un cauchemar qui dure depuis quatre ans. Depuis 2022, un individu usurpe son identité pour ne pas régler ses trajets en train et ses contraventions auprès de la SNCF. Selon Le Progrès, le fraudeur a ainsi accumulé près de trente amendes sous le nom de la victime.

Un préjudice de 5 000 euros

Malgré une procédure ouverte par le parquet de Lyon en novembre 2025, la SNCF avait alors assuré que tous les avis d'infraction seraient automatiquement traités comme des usurpations d'identité avérées. Mais la réalité est tout autre. Plaintes, recours, courriers aux décideurs... Le jeune diplômé connaît désormais la procédure par cœur, sans résultat. Le préjudice, majorations comprises, dépasse les 5 000 euros. Et la somme pourrait encore grimper, car l'usurpateur court toujours.

Un calvaire partagé

La mère de la victime s'inquiète : « Imaginez pour mon fils, il ne va quand même pas traîner cela toute sa vie. » Contactée par nos confrères, la SNCF affirme que le dossier est suivi avec attention. Un habitant de Frontignan vit également ce calvaire depuis octobre 2024. La SNCF conseille aux victimes de déposer une réclamation sur son site dans les trois mois suivant l'infraction. Une situation invraisemblable qui pourrait se reproduire tant que le fraudeur ne sera pas arrêté.

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