Une vague de fausses alertes à la bombe frappe l'Ukraine
Ce 30 janvier 2026, la police ukrainienne a annoncé avoir reçu plus de 2 000 alertes à la bombe visant des bâtiments publics, des entreprises et des lieux de divertissement dans tout le pays, y compris dans la capitale Kiev. Selon les premiers contrôles, la majorité de ces alertes sont fausses. Ce phénomène, d'une ampleur inédite depuis le début de l'invasion russe, soulève des inquiétudes quant à une possible campagne de déstabilisation.
Un tsunami de courriels suspects
Vendredi matin, des courriels massifs ont été envoyés aux adresses d'organes d'État, d'autorités locales, d'établissements d'enseignement, d'entreprises, de banques et de lieux de divertissement. La police a précisé que ces alertes concernaient presque toutes les régions du pays, y compris Kiev. Sur les 30 % de signalements déjà traités, tous se sont révélés faux. Les vérifications se poursuivent pour les autres sites visés.
Un mode opératoire nouveau
Ce type d'alerte à la bombe massive est relativement nouveau en Ukraine, qui subit une invasion russe à grande échelle depuis près de quatre ans. Les bombardements quotidiens sont habituels, mais ces fausses alertes ajoutent une pression psychologique supplémentaire sur la population. En septembre 2023, des alertes similaires avaient visé des écoles de Kiev, obligeant les autorités à vérifier des centaines d'établissements.
La désinformation comme arme de guerre
Le savoir est plus que jamais un pouvoir en temps de guerre. Les observateurs, notamment Reporters sans frontières, s'inquiètent des campagnes de désinformation, en particulier celles orchestrées par la Russie. Un rapport récent a mis en lumière une campagne de désinformation menée via des dizaines de faux sites d'information francophones depuis février 2025. Ces fausses alertes à la bombe pourraient s'inscrire dans cette stratégie de déstabilisation.
Alors que la guerre s'enlise, ces attaques informationnelles visent à semer le trouble et à épuiser les ressources ukrainiennes. Les autorités appellent à la vigilance et rappellent que la plupart de ces alertes sont infondées.



