Ramiro Valdés, l'un des derniers commandants de la révolution cubaine encore en vie, est mort le 22 juin 2026 à l'âge de 94 ans, a annoncé le gouvernement cubain. Figure historique du castrisme, il avait combattu aux côtés de Fidel Castro dans la Sierra Maestra et occupé de hautes fonctions après la prise du pouvoir en 1959.
Un proche de Fidel Castro
Né le 28 avril 1932 à La Havane, Ramiro Valdés avait rejoint le Mouvement du 26 juillet, dirigé par Fidel Castro. Il participa à l'assaut de la caserne Moncada en 1953, échoua, et fut emprisonné. Après son amnistie, il s'exila au Mexique, où il participa à la préparation de l'expédition du Granma en 1956. Débarqué à Cuba, il combattit dans la guérilla de la Sierra Maestra, où il devint commandant.
Après la victoire des rebelles, Valdés fut nommé ministre de l'Intérieur en 1961, poste qu'il occupa jusqu'en 1968. Il supervisa la création des comités de défense de la révolution et les services de sécurité. En 1976, il devint vice-président du Conseil d'État, puis ministre de la Construction en 1986. Il resta un proche conseiller de Fidel Castro jusqu'à la mort de ce dernier en 2016.
Un parcours politique marqué
Valdés fut également membre du bureau politique du Parti communiste cubain de 1965 à 1991, puis de nouveau à partir de 2006. Il était considéré comme un "dur" du régime, fidèle à la ligne castriste. En 2011, il fut élu député à l'Assemblée nationale. Il a reçu de nombreuses décorations, dont le titre de Héros de la République de Cuba en 2017.
Sa mort a été annoncée par le président cubain Miguel Díaz-Canel, qui a salué en lui "un patriote exemplaire et un révolutionnaire inébranlable". Selon des sources officielles, Valdés s'est éteint à son domicile de La Havane, entouré de sa famille. Les causes du décès n'ont pas été précisées.
Un héritage controversé
Ramiro Valdés laisse l'image d'un homme ayant consacré sa vie à la révolution, mais aussi d'un responsable ayant réprimé toute opposition. Sous sa direction, le ministère de l'Intérieur fut accusé de violations des droits de l'homme. Malgré cela, il reste une figure respectée dans l'île, où les hommages se multiplient. Le gouvernement a décrété deux jours de deuil national.
Avec sa disparition, il ne reste plus aucun commandant historique de la révolution cubaine encore en vie. La génération des barbudos s'éteint progressivement, laissant place à une nouvelle ère politique à Cuba.



