Affaire tête de cochon : un suspect interpellé à Calais
Tête de cochon : un suspect interpellé à Calais

L'un des protagonistes de l'affaire dite de la « tête de cochon » a été interpellé à Calais, près de sept mois après les faits survenus le 27 février 2026 à Nice. Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé l'arrestation d'un individu de 36 ans, possédant la double nationalité tunisienne et britannique. Selon nos informations, il est suspecté, comme un autre Tunisien toujours recherché, d'avoir participé au commando qui avait accroché une tête de porc aux grilles du domicile des époux Estrosi.

Une interpellation qui met fin à une cavale de sept mois

Cet homme, décrit comme une « petite main » de l'opération, était activement recherché depuis l'identification du commando. Il a été placé en garde à vue à Calais, en attendant son prochain déferrement à Nice. Une information judiciaire ayant été ouverte, il sera présenté directement à la magistrate en charge de cette instruction, qui procédera à son audition. Les mandats de recherche émis à son encontre et à celui d'un autre Tunisien, également sans papiers, viennent donc de s'avérer payants, du moins pour l'un d'eux.

Le 27 février 2026, en pleine campagne électorale, une tête de cochon avait été suspendue aux grilles de la résidence niçoise de Christian Estrosi, alors candidat à sa réélection. Le maire sortant avait immédiatement dénoncé une tentative d'intimidation, à quelques jours seulement du premier tour des élections municipales. Une plainte avait été déposée et l'enquête confiée à la police judiciaire.

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Une opération pilotée par un ancien agent de la DST

L'enquête avait rapidement identifié les auteurs présumés de ces faits : une équipe de Tunisiens, pilotée par un ancien agent de la DST (l'ancien nom du service de contre-espionnage français), recrutée quelques semaines plus tôt par Christian Estrosi pour booster sa campagne digitale. Les cerveaux présumés de l'opération, à savoir un entrepreneur spécialisé en marketing digital proche de Laura Tenoudji-Estrosi, un ancien cyberactiviste tunisien et l'ex-flic du contre-espionnage français, avaient déjà été interpellés.

Depuis, ces derniers se renvoient la responsabilité de l'opération « tête de cochon ». Deux « sans papiers » qui auraient aidé ce soir-là à accrocher la tête de porc devant le domicile privé de l'ancien maire de Nice manquaient toutefois toujours à l'appel. L'un d'eux vient d'être appréhendé à Calais.

L'enquête peine à établir les responsabilités

L'enquête peine toujours à identifier clairement les niveaux de responsabilité dans cette affaire. Christian Estrosi a toujours réfuté être à l'origine de cette opération de communication particulièrement désastreuse. L'ancien maire de Nice est d'ailleurs partie civile dans ce dossier. Le nouveau suspect, une fois présenté à la magistrate, devra répondre de son rôle présumé dans cette affaire, tandis que le second Tunisien reste activement recherché.

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