Trafic de drogue à Combaillaux : un "fils à papa" condamné à 18 mois avec sursis
Trafic de drogue : un "fils à papa" condamné à 18 mois avec sursis

Le tribunal judiciaire de Montpellier a rendu son verdict lundi 1er juin 2026 dans l'affaire d'un trentenaire domicilié à Combaillaux, au nord de Montpellier, poursuivi pour trafic de stupéfiants. La peine prononcée est de 18 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, assortie d'une obligation de travailler et de suivre des soins en addictologie. Le prévenu a également été condamné à la confiscation de sa BMW X5 et de plus de 70 000 euros saisis lors de la perquisition.

Un train de vie suspect

Le train de vie du trentenaire avait attiré l'attention des gendarmes : BMW X5, Rolex, dizaines de milliers d'euros en banque. Lors de son interpellation et de la perquisition à son domicile en avril dernier, les enquêteurs ont saisi trois montres Rolex, 71 000 euros sur ses comptes bancaires et 21 000 euros en liquide. Ces éléments ont conduit à son procès pour trafic de drogue.

La défense : un "fils à papa"

Me Ivan Martin-Gros, avocat de la défense, a plaidé que son client était un "fils à papa" bénéficiant de généreux dons familiaux. "On lui donne beaucoup d'argent et on lui fait de très beaux cadeaux", a-t-il déclaré. Les débats ont permis de distinguer les revenus issus de la vente de stupéfiants des dons de son père. Sur les trois Rolex, une était un cadeau, les deux autres appartenaient à des amis. Des virements familiaux de 21 000 euros en quatre ans ont été identifiés, ainsi que six voitures offertes par la famille entre 2020 et 2024, revendues par la suite.

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Reconnaissance partielle des faits

Le jeune homme, qui a depuis trouvé un emploi, a reconnu avoir généré des bénéfices substantiels de la vente de drogue, mais conteste l'ampleur estimée par les enquêteurs. Il évoque une durée d'activité plus courte et un nombre de clients moins important.

Réquisitoire du ministère public

La procureure Olivia Perrot a qualifié le prévenu de "maillon de plus dans le trafic de stupéfiants", ajoutant : "On alimente le 'four' de l'Aiguelongue (le point de deal). On provoque un trouble à la santé publique. Au lieu d'aller travailler, on répand ce poison." Elle avait requis 18 mois de prison avec sursis probatoire, peine finalement retenue par le tribunal.

Décision du tribunal

Le tribunal a relaxé le trentenaire pour une partie des périodes de prévention et pour le blanchiment en lien avec un trafic de stupéfiants. En revanche, il a été reconnu coupable de blanchiment de fraude fiscale pour ses reventes successives et non déclarées de véhicules. La confiscation de sa BMW X5 et de la somme de plus de 70 000 euros saisis a été prononcée.

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