Escroquerie à Toulouse : le président des Maraudes des Anges interpellé
Toulouse : président des Maraudes des Anges interpellé

Le président de l'association Les Maraudes des Anges, qui venait en aide aux sans-abri à Toulouse (Haute-Garonne), a été interpellé cet été après la découverte d'une vaste escroquerie. L'enquête menée par la brigade financière a établi que 12 commerçants auraient été escroqués pour un préjudice évalué à un minimum de 184.000 euros, rapporte La Dépêche du Midi ce vendredi. D'abord peu bavard face aux forces de l'ordre, le suspect a fini par passer aux aveux.

Une association utilisée comme couverture

Il est soupçonné d'avoir utilisé l'association qu'il dirigeait pour ouvrir des comptes professionnels auprès de plusieurs enseignes de magasins en Haute-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne. L'homme passait des commandes en utilisant les facilités de paiement permettant de régler les factures 30 jours plus tard, mais jamais il n'honorait ses créances. Il avait ainsi acquis des produits électroménagers, du mobilier ou encore des cartes cadeaux sans rapport avec l'activité de l'association. Ces produits étaient soit redistribués à des proches, soit revendus pour obtenir du liquide.

Une addiction au poker financée par l'escroquerie

Les sommes détournées ont permis au dirigeant de s'adonner à son addiction aux jeux d'argent, notamment au poker. C'est après une plainte d'un des commerçants concernés que les enquêteurs ont établi que le président de l'association avait arnaqué d'autres magasins. Déjà connu de la justice pour escroquerie, l'homme a été convoqué pour s'expliquer devant les policiers. Il a alors retardé de plusieurs semaines l'audition en donnant de faux certificats médicaux ou en changeant d'avocats à plusieurs reprises.

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Deux autres victimes et un procès en 2027

Le suspect a finalement été déféré ce vendredi, rapporte Actu Toulouse. En plus des 12 commerçants, deux autres victimes figurent dans la procédure. Il s'agit du médecin dont l'identité a été usurpée pour créer de faux certificats médicaux et d'une bénévole de l'association qui a été inscrite à son insu en tant que « vice-présidente » dans les statuts de la structure. Celle-ci a porté plainte pour « faux » et « usage de faux ». Le procès est prévu pour début 2027.

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