Jay McInerney, l’auteur de « Trente Ans et des poussières », publie un nouveau roman, « Rendez-vous sur l’autre rive », traduit par Thierry Decottignies et édité par L’Olivier (340 pages, 23,50 euros). Dans un entretien accordé à BibliObs, il revient avec son éditeur français Oliver Cohen sur le New York des années 1980, une période qu’il a immortalisée dans ses livres, et sur sa relation complexe avec Bret Easton Ellis, qu’il qualifie de « meilleur ennemi ».
Une tradition estivale en France
Jay McInerney a passé une partie de l’été en France, dans un célèbre hôtel du cap d’Antibes qui lui rappelle « Tendre est la nuit » de Fitzgerald. Cette habitude est devenue une tradition : il y séjourne depuis vingt ans. L’écrivain américain apprécie particulièrement la France, qui a très tôt reconnu en lui le grand romancier américain de sa génération.
Le New York des années 1980 au cœur du roman
Dans cet entretien, McInerney et Cohen évoquent le New York des années 1980, une époque marquée par l’effervescence culturelle, la vie nocturne et les excès, qui a nourri l’œuvre de l’écrivain. Le romancier revient sur cette période fondatrice, qui a vu naître ses premiers succès et a façonné son regard sur la société américaine.
Bret Easton Ellis, un « meilleur ennemi »
La discussion aborde également la relation entre Jay McInerney et Bret Easton Ellis, deux figures majeures de la littérature américaine contemporaine. McInerney décrit Ellis comme son « meilleur ennemi », une relation faite de rivalité et de respect mutuel, qui a marqué la scène littéraire new-yorkaise des années 1980 et 1990.
L’entretien, publié le 27 septembre 2026, est réservé aux abonnés de BibliObs. Le roman « Rendez-vous sur l’autre rive » est disponible en librairie, offrant aux lecteurs français une nouvelle plongée dans l’univers de McInerney, entre nostalgie et lucidité sur une époque révolue.