Tirs à Espaly-Saint-Marcel : le choc d'un quartier après l'agression raciste
Tirs racistes à Espaly : le quartier sous le choc

À Espaly-Saint-Marcel (Haute-Loire), le quartier de l'Arbousset est sous le choc après que Michel V., 65 ans, a tiré à la carabine en direction d'enfants qui jouaient, en proférant des insultes racistes. L'agression, survenue en avril dernier, a été filmée et les vidéos circulent sur le téléphone de la tante d'une des victimes. Le caractère xénophobe de l'acte a été écarté par une première enquête, ce qui ajoute à la colère des habitants.

Les faits : une agression filmée

Le 28 avril 2026, une semaine après les faits, des vidéos montrent Michel V. tirant en direction d'enfants sur le téléphone de la tante d'une des victimes. Selon Jamila El Aazzouzi, la tante du garçon de 10 ans, Reda, les enfants jouaient au ballon sur l'aire de jeux vers 15 heures. Michel V. aurait alors proféré des insultes racistes, traitant les enfants de « sales nègres », avant de tirer.

L'agression a eu lieu dans le quartier de l'Arbousset, à Espaly-Saint-Marcel. Les habitants, encore sous le choc, peinent à comprendre comment une telle violence a pu se produire. Hafida, la mère de Reda, sert du thé à la menthe dans son appartement, tandis que sa fille s'excuse du bruit causé par les travaux en cours.

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Une enquête qui écarte le racisme, la colère monte

La première enquête menée par les autorités a écarté le caractère xénophobe de l'agression, une décision qui suscite l'incompréhension et la colère dans le quartier. Les habitants, qui ont vu les vidéos, estiment que les insultes racistes sont claires et que la motivation raciale ne fait aucun doute.

Michel V., 65 ans, comparaît dans l'après-midi de ce lundi 17 août devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay pour avoir tiré à la carabine près d'enfants tout en proférant des injures racistes. Le procès intervient après des mois de procédure, et le quartier attend désormais que la justice reconnaisse la gravité des faits.

Un quartier meurtri, des questions en suspens

Le quartier de l'Arbousset reste marqué par cet événement. Les enfants, qui ont vécu la scène, sont particulièrement affectés. Les parents, eux, s'interrogent sur la sécurité de leurs enfants et sur la manière dont une telle agression a pu être minimisée.

Le procès de Michel V. est suivi de près par les familles des victimes, qui espèrent que la justice prendra en compte la dimension raciste des insultes. En attendant, la vie reprend difficilement dans le quartier, où la peur et la colère demeurent.

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