Ce mardi 28 juillet, la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, a annoncé l'ouverture d'une enquête du chef d'injures publiques en raison du sexe, après la publication sur les réseaux sociaux d'une photographie montrant un groupe de jeunes arborant des tee-shirts aux messages sexistes et obscènes lors d'une fête votive en Petite Camargue, dans le Gard.
Des propos jugés injurieux
Les tee-shirts en question portaient l'inscription suivante : « Une femme c’est un peu comme une prise jack, si tu l’enfonces correctement, t’as le son qui va avec ». Au dos figurait le pictogramme d'une femme réalisant une fellation. Ces messages ont été dénoncés par le Printemps de l'éducation contre les discriminations et le racisme, un collectif militant pour la sensibilisation des jeunes au vivre-ensemble en Petite Camargue.
Réactions indignées
La publication a suscité de vives réactions de la part d'élus locaux et de riverains, qui ont exprimé leur indignation face à ces propos jugés sexistes et dégradants. La procureure a rapidement réagi en saisissant « la commandante de la compagnie de gendarmerie de Vauvert aux fins qu'une enquête soit diligentée du chef d'injures publiques en raison du sexe », une infraction prévue par la loi sur la presse de 1881.
Peines encourues
Cette infraction expose ses auteurs à une peine pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Les investigations sont en cours pour identifier les responsables et déterminer les circonstances exactes de cette affaire.
Contexte de la fête votive
La fête votive, tradition très ancrée dans la région de la Petite Camargue, rassemble chaque année de nombreux participants. Cet incident vient ternir l'image de ces célébrations populaires, habituellement placées sous le signe de la convivialité et du respect des valeurs républicaines.



