La chanteuse canadienne Tate McRae a choisi le château Diter, à Grasse, pour tourner son dernier clip « Housewife ». Cette propriété de 3 000 m², déjà aperçue dans la série « Emily in Paris », fait l'objet d'une condamnation à la démolition depuis 2017, une décision jamais exécutée par son propriétaire.
Un décor de luxe pour un clip provocateur
Dans ce clip dévoilé le 16 octobre, la popstar de 23 ans apparaît dans des tenues signées Dior, Versace ou Chanel, avec pour décor les façades ocre, les jardins en terrasses, le cloître et la piscine à débordement du domaine. Le clip, réalisé par le photographe et cinéaste français Pierre-Ange Carlotti, met en scène des chorégraphies imaginées par Sergio Reis, qui a également travaillé avec Madonna, Miley Cyrus ou encore Charli XCX.
Le titre « Housewife », qui signifie « femme au foyer », se veut provocateur et à prendre au second degré. Son credo : gagner son propre argent, mener la grande vie et surtout, ne dépendre d'aucun homme. Le tout dans un clip qui mêle glamour et autodérision.
Un lieu déjà utilisé pour « Emily in Paris »
L'immense demeure néo-florentine dispose notamment d'un amphithéâtre, d'un héliport et d'un parc agrémenté d'oliviers et de cyprès. Le lieu avait déjà servi de cadre à la série « Emily in Paris » : dans la saison 2, les téléspectateurs ont pu le découvrir sous le nom de « Ragazzi House », où les actrices principales participent à une soirée mondaine.
Également proposé à la location pour des mariages, des réceptions ou des tournages, le domaine ajoute ainsi une nouvelle production internationale à son palmarès.
Un long feuilleton judiciaire
Derrière ce décor de carte postale se cache l'un des feuilletons judiciaires les plus connus du pays grassois. Le château Diter était à l'origine une simple bastide de 200 m². Son propriétaire, Patrick Diter, l'a transformée, au fil des années, en un palais de quelque 3 000 m², estimé à 57 millions d'euros par le fisc. Des travaux qui ont déclenché un interminable bras de fer avec les riverains.
En 2017, le tribunal correctionnel de Grasse a ordonné la destruction des constructions illégales. Une condamnation confirmée en appel en 2019, puis par la Cour de cassation en 2020, avec une astreinte de 500 euros par jour de retard. Nouveau rebondissement en octobre 2025 : le Conseil d'État a définitivement invalidé le permis de construire de 2006, estimant qu'il avait été obtenu à la suite de manœuvres frauduleuses. Les avocats de Patrick Diter avaient, dans la foulée, annoncé leur intention de saisir la Cour européenne des droits de l'homme. En attendant, le château est toujours debout et continue d'accueillir réceptions et tournages.