Ce mardi 15 septembre, à 17 heures, une opération ciblée de lutte contre la vente et la consommation de stupéfiants a été menée dans le centre ancien de Draguignan, dans le Var. Une quinzaine de policiers du commissariat de l'arrondissement Draguignan-Trans-en-Provence, appuyés par la brigade cynophile de Fréjus Saint-Raphaël, ont investi les rues de Trans et des Chaudronniers, ainsi que des habitations adjacentes. L'objectif affiché : appliquer la loi Ripost, qui alourdit considérablement les sanctions pour les consommateurs.
Une amende délictuelle portée à 500 euros
Le commissaire Louis Wintrebert, qui a dirigé l'opération, a précisé que l'amende délictuelle forfaitaire s'élève désormais à 500 euros, contre 200 euros auparavant. « L'objectif est de faire savoir que la loi Ripost pénalise beaucoup plus les consommateurs qu'avant », a-t-il expliqué, soulignant la volonté de dissuader par la verbalisation. Il a également annoncé que « beaucoup d'autres opérations axées sur la verbalisation dissuasive des consommateurs » suivront.
Des contrôles appuyés par un chien renifleur
Les forces de l'ordre, réparties entre la Brigade anti-criminalité, le Groupe de sécurité de proximité et la Police Secours, ont été guidées par Rocky, un berger malinois de la brigade cynophile de Fréjus Saint-Raphaël. Dans un immeuble, le chien a marqué la porte d'un logement. L'occupant, qui a ouvert aux policiers, détenait de la résine de cannabis. Il a écopé d'une amende forfaitaire délictuelle de 500 euros et devra se présenter au commissariat pour « être signalisé », c'est-à-dire pour « une prise d'empreintes et de photo », a précisé le commissaire.
Des sanctions élargies pour les consommateurs
La loi Ripost introduit plusieurs nouveautés dans l'arsenal répressif. Les consommateurs verbalisés seront désormais inscrits au volet n°2 du casier judiciaire. Ils pourront également faire l'objet d'une suspension administrative de leur permis de conduire par le préfet, même s'ils n'étaient pas au volant de leur véhicule au moment des faits. Lors de cette opération, un mineur contrôlé avec un joint a été emmené au commissariat. Il sera remis à ses parents, et une procédure judiciaire a été ouverte.
Le commissaire a rappelé qu'au mois d'août, la police avait déjà procédé à une vingtaine de verbalisations de consommateurs, ainsi qu'à deux interpellations de vendeurs, l'un pour du cannabis, l'autre pour de la cocaïne. Cette nouvelle opération s'inscrit dans une série de mesures visant à intensifier la lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants dans la région.



