Une virée alcoolisée aux commandes d’un blindé
Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux soldats du 26e régiment du génie de l’armée britannique, stationnés à la caserne de Swinton à Perham Down (à environ 100 km au sud-ouest de Londres), ont volé un véhicule blindé à chenilles de 15 tonnes alors qu’ils étaient ivres. Selon le journal The Sun, leur périple a provoqué plus de 110 000 euros de dommages, percutant et détruisant plusieurs véhicules personnels stationnés. L’incident a été filmé par des caméras de surveillance.
Les deux militaires étaient sortis boire des verres hors de la base et sont revenus vers 1 heure du matin. C’est à ce moment qu’ils ont décidé de s’emparer d’un Bulldog FV432, un véhicule blindé de transport de troupes équipé d’un puissant moteur Rolls-Royce. Ce blindé mesure plus de 5 mètres de long et peut atteindre une vitesse de plus de 50 km/h. Conçu pour évoluer sur des champs de bataille boueux, il s’est retrouvé entre les mains de soldats alcoolisés.
Dégâts considérables et arrestation
Le conducteur, en état d’ivresse, peinait à maintenir une trajectoire droite. Il a percuté plusieurs voitures appartenant à d’autres soldats, dont une fourgonnette Vauxhall et un véhicule électrique MG ZS, qui ont été entièrement détruits. Étonnamment, après ce chaos, l’un des militaires a réussi à garer le Bulldog avec précision sur une place de stationnement, avant de regagner tranquillement sa chambre.
Au petit matin, les deux hommes ont été interpellés dans leur chambre par la police militaire royale, après la découverte des dégâts. Le 26e régiment du génie, spécialisé dans des missions de conduite, a vu son porte-parole déclarer : « Nous attendons de notre personnel qu’il respecte les normes les plus strictes. Nous ne ferons pas d’autres commentaires tant que l’enquête est en cours. »
Un incident qui soulève des questions
Ce vol spectaculaire met en lumière les risques liés à l’alcool au sein des forces armées. Le Bulldog FV432, bien que conçu pour le combat, a été utilisé dans un contexte totalement inapproprié. L’armée britannique mène une enquête interne pour déterminer les circonstances exactes et les éventuelles sanctions disciplinaires. Les deux soldats pourraient faire face à des poursuites pénales pour vol et destruction de biens.



