Pour la 282e édition de la Saint-Louis à Sète, l’artiste Tony Bosc a créé des t-shirts en hommage aux anciens speakers des joutes. Face à leur succès, l’artiste sétois envisage de renouveler l’expérience l’an prochain.
Un duo emblématique immortalisé sur 300 t-shirts
La Saint-Louis réserve chaque année son lot de surprises et de créativité dont seuls les Sétois ont le secret. À chaque édition, une œuvre créée spécifiquement pour devenir l’affiche officielle. Pour la 282e édition, la peintre Magali Réthoré a été primée. Mais c’est aussi l’occasion pour les artistes de s’approprier la fête de la ville, source inépuisable de production, ce n’est pas Robert Combas, son invité d’honneur qui dirait le contraire.
Tony Bosc, enfant de la Pointe Courte, connu pour ses œuvres survitaminées inspirées de la vie sétoise, lauréat de l’affiche de la Saint-Louis en 2021, s’est invité à la fête. Les joutes lui avaient inspiré il y a deux ans, une ébauche en hommage aux "Marchés de Provence", chanson qu’entonnait avant les revanches du Grand Prix, le regretté speaker Christian Imparato aux côtés de Minal. Des instants à l’origine des plus grands moments d’émotion du lundi sur le canal royal.
Une vente éclair aux halles de Sète
Plutôt que d’en faire un seul tableau, "j’ai eu cette idée de faire imprimer des t-shirts avec ce dessin, en hommage à ce duo emblématique. C’est vrai que les gens me demandaient de faire quelque chose d’accessible au plus grand nombre. Alors j’ai tenté", confie l’artiste. Avec Simon Roques, l’un des patrons du Sète Padel club, il a conçu le flocage de 300 t-shirts, imprimés dans un atelier de Marseille, capable d’intégrer des 50 couleurs de sa création.
Il s’est ensuite installé pour les vendre aux halles, "grâce à mon cousin, il m’a proposé un petit espace au bar des Halles (Diego Café, NDLR)." En trois jours, les t-shirts sont partis comme des petits pains. "Je ne m’y attendais pas", lâche Tony Bosc.
Une nouvelle édition déjà en réflexion
De quoi lui donner des idées pour l’an prochain. "J’ai rendu hommage aux anciens, leurs successeurs sont passés voir et ils ont aimé le dessin, alors j’en ferai peut-être un nouveau l’an prochain." En attendant, il poursuit ses projets dans son atelier quai des Moulins.



