Shanghai : la Chine, partenaire académique incontournable
Shanghai : la Chine, partenaire académique incontournable

Le classement de Shanghai 2026, publié le 15 août, confirme la montée en puissance de la Chine comme partenaire académique incontournable. Avec 13 universités classées dans le top 100 mondial, dont trois dans le top 20, la Chine consolide sa position de deuxième puissance scientifique mondiale, derrière les États-Unis.

Une progression remarquable des universités chinoises

Selon les données du classement, l'université Tsinghua se hisse à la 12e place, suivie de près par l'université de Pékin (16e) et l'université de Zhejiang (19e). Ces résultats marquent une progression significative par rapport aux années précédentes, où la présence chinoise dans le top 20 était plus limitée.

Cette performance s'explique par des investissements massifs dans la recherche et l'enseignement supérieur. Pékin a multiplié les programmes d'attractivité pour les chercheurs étrangers et a considérablement augmenté les budgets alloués aux universités d'élite, dans le cadre du projet « Double Première Classe ».

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Un partenaire académique de plus en plus sollicité

Au-delà des classements, la Chine devient un partenaire académique de premier plan pour de nombreuses institutions occidentales. Les collaborations scientifiques entre la Chine et l'Europe, notamment dans les domaines de l'intelligence artificielle, des biotechnologies et des énergies renouvelables, se multiplient. Selon le ministère de l'Enseignement supérieur français, plus de 1 200 accords de coopération existent actuellement entre des universités françaises et chinoises.

Cette tendance se reflète également dans la mobilité étudiante. En 2025, près de 10 000 étudiants français étaient inscrits dans des universités chinoises, soit une hausse de 15 % par rapport à l'année précédente. À l'inverse, la Chine reste le premier pays d'origine des étudiants étrangers en France, avec plus de 25 000 inscrits.

Des défis à relever pour une coopération durable

Malgré ces progrès, des défis subsistent. Les tensions géopolitiques et les préoccupations concernant les libertés académiques en Chine freinent parfois les partenariats. Plusieurs universités européennes ont récemment revu leurs collaborations dans des domaines sensibles comme la technologie militaire ou les données personnelles.

Néanmoins, la dynamique globale reste positive. Le classement de Shanghai, qui fête cette année son vingtième anniversaire, est devenu un outil de référence pour évaluer la performance des universités dans le monde. Selon les experts, la Chine pourrait voir cinq de ses établissements intégrer le top 10 d'ici 2030, si les tendances actuelles se poursuivent.

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