Un sélectionneur ne devrait pas dire cela. Interrogé au micro de la RTBF après la remontée de la Belgique contre le Sénégal (3-2, après avoir été menée 2-0) en 16e de finale de la Coupe du monde 2026, Rudi Garcia a tenu des propos controversés. « On connaît ces équipes-là, ils perdent leur structure tactique vers la fin du match. À 2-0, on savait qu'ils feraient tout pour préserver leur but, ce qui est à mon avis une grave erreur », a-t-il déclaré.
Une polémique qui enfle
Ces paroles, jugées stigmatisantes envers les équipes africaines, ont rapidement provoqué une vague d'indignation. Le terme « ces équipes-là » a été interprété comme une généralisation maladroite, voire raciste, dans le contexte du rapport entre l'Europe et l'Afrique.
En conférence de presse, un confrère sénégalais a interrogé le sélectionneur belge sur ses propos. Garcia a tenté de se justifier en parlant d'un malentendu : « Non, non, je n'ai pas dit ça. Vous vous trompez de déclaration. J'ai dit que quand on mène, et c'est le cas pour toutes les équipes du monde, on a tendance à reculer et à essayer de protéger son but. Et quand on marque le but du 2-1, le match change d'âme, comme on dit en français. »
Une explication qui ne convainc pas
Malgré cette tentative de clarification, le problème de l'usage d'un pluriel généralisant demeure. Garcia a également ironisé sur la fin de match catastrophique des Lions de la Teranga : « Rappelez-moi, quand on mènera 2-0, de ne pas faire ça ! » Une remarque qui, selon certains observateurs, aurait été mieux placée en début d'interview.
Cette affaire intervient dans un contexte où les stéréotypes raciaux dans le football sont régulièrement dénoncés. Les propos de Garcia rappellent des incidents similaires où des entraîneurs ont été accusés de racisme envers des joueurs ou équipes africains.
Réactions et conséquences
La Fédération belge de football n'a pas encore réagi officiellement, mais les médias sénégalais et africains ont largement relayé la polémique. Certains estiment que Garcia devrait présenter des excuses publiques plus claires. Pour l'instant, le sélectionneur maintient sa version des faits, affirmant qu'il n'a jamais eu l'intention de blesser qui que ce soit.



