Le premier adjoint au maire de Roquebrune-Cap-Martin, Dominique Nicolaï, a officiellement demandé le classement sans suite de l'enquête menée par le parquet de Nice concernant son inscription sur les listes électorales de la commune. Mis en cause après un signalement de l'opposition, il affirme que son dossier a été validé par la commission de contrôle compétente et qu'il est en parfaite conformité avec la loi.
Une inscription validée par la commission de contrôle
Dans une déclaration récente, Dominique Nicolaï a tenu à apporter des précisions sur sa situation. « Mon dossier a été soumis à la commission de contrôle compétente, laquelle a validé mon inscription lors de sa réunion du 20 février 2026 », a-t-il affirmé. Il ajoute que cette décision n'a fait l'objet d'aucun recours dans les conditions prévues par le Code électoral, ce qui, selon lui, confirme la régularité de sa démarche.
L'élu conteste les allégations selon lesquelles son inscription aurait été obtenue uniquement sur la base de sa qualité de dirigeant ou d'associé d'une société. Il précise avoir fourni tous les justificatifs de domicile nécessaires prouvant son installation effective sur le territoire de Roquebrune-Cap-Martin.
Une attache professionnelle réelle et durable
Dominique Nicolaï insiste sur le fait qu'il dispose d'une « attache professionnelle réelle, stable et durable » avec la commune. Outre son activité de syndic, il rappelle être gérant de la société Sud Est Immobilier depuis 2022, laquelle exerce son activité sur le territoire communal et y dispose de son siège social depuis plus de deux ans. Cet élément, selon lui, renforce la légitimité de son inscription électorale.
Pour clarifier la situation, le premier adjoint a adressé un courrier au parquet de Nice. Dans ce document, il transmet les éléments utiles à sa défense et se tient à la disposition des services de police pour être entendu si nécessaire. Il a également sollicité un classement sans suite de l'affaire, déclenchée par un signalement de l'opposant politique Patrick Launois.
Un signalement contesté
Ce signalement, effectué sur la base de l'article 40 du Code de procédure pénale, visait selon son auteur à garantir « la sincérité du scrutin et l'égalité entre les électeurs ». Cependant, Dominique Nicolaï s'interroge sur les motivations réelles de cette démarche, qu'elles soient politiques ou d'une autre nature, estimant que les éléments objectifs relatifs à son inscription étaient parfaitement vérifiables.
L'élu se réserve le droit de demander réparation pour le préjudice subi. « Je demeure naturellement attaché à la transparence et à la sérénité du débat public, mais je ne saurais accepter que ma réputation et celle de mon entreprise soient atteintes sur la base d'allégations incomplètes ou inexactes », a-t-il déclaré.
Dominique Nicolaï prévoit de faire une mise au point lors du prochain conseil municipal, prévu le 29 juin 2026.



