Près d'une semaine après son exfiltration par le Raid, Christophe Rivenq, maire d'Alès et président d'Alès Agglomération, a choisi de s'adresser aux habitants via son traditionnel Facebook Live, ce mardi 28 juillet. Pendant une quarantaine de minutes, il a répondu aux questions des internautes, tout en maintenant une stricte réserve sur les menaces visant son domicile.
Un maire sous protection, mais discret sur l'enquête
L'élu n'a pas souhaité communiquer sur l'affaire ni sur l'enquête en cours, préférant remercier chaleureusement les internautes pour les nombreux messages de soutien reçus, qu'il estime entre 35 000 et 40 000. Il a également confirmé qu'il refuse, pour l'heure, les sollicitations médiatiques, évoquant une « diète médiatique » qu'il dit observer pour des raisons personnelles, mais surtout « de bon sens ».
« Le moment viendra où je m'expliquerai », a-t-il assuré au cours du direct, ajoutant avoir décliné plusieurs interventions télévisées. « Je ne veux pas me faire briller », a-t-il expliqué, préférant faire de cette période « un moment important pour l'avenir de la ville d'Alès ».
Un direct recentré sur les préoccupations quotidiennes
L'essentiel du Facebook Live a finalement porté sur les préoccupations quotidiennes des habitants. Le maire a profité de ce temps d'échange pour rendre hommage à Jérôme Bonnet, préfet du Gard sur le départ, qu'il a décrit comme « un grand préfet du Gard », saluant son accompagnement « ces derniers jours particulièrement avec une bienveillance et un engagement de tous les instants ».
Il a également évoqué l'arrivée de la nouvelle sous-préfète, Lucie Roesch, avec laquelle il souhaite travailler sur les dossiers du territoire. Ce contexte sécuritaire sous tension, marqué par la présence renforcée des forces de l'ordre au cœur de la capitale des Cévennes, n'a pas été approfondi par l'élu.
Une promesse de transparence à venir
Au terme du direct, le message était clair : Christophe Rivenq ne souhaite pas commenter davantage les menaces pour l'instant. Mais il prévient que cette parenthèse médiatique ne durera pas. « Les choses reprendront un cours normal », a-t-il déclaré, promettant de revenir sur ces dernières semaines « ultérieurement ».
Cette prudence intervient alors que le maire d'Alès a été exfiltré de son domicile par le Raid suite à des menaces de mort proférées par la DZ Mafia, une affaire qui a secoué la ville et relancé le débat sur le trafic de drogue et l'insécurité dans le Gard.



