Le maire de La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique), Erwan Bouvais, a troqué mardi son écharpe d'élu pour le tableau noir. Confronté à l'absence d'un enseignant, il a assuré une heure et demie de cours devant des élèves de CM1-CM2 de l'école élémentaire de Mazaire. « Je suis resté avec eux une heure et demie. Ils avaient l'air surpris mais tout s'est bien passé. J'ai fait une introduction à l'année et j'en ai profité pour faire un cours d'éducation civique et expliquer le rôle de maire », a-t-il raconté à 20 Minutes.
Un maire enseignant de formation
Cette intervention n'était pas une première pour Erwan Bouvais. Professeur d'histoire-géographie en collège, il a dû prendre une disponibilité pour exercer son mandat, élu en mars dernier. « C'était difficile pour moi d'arrêter ce métier d'enseignant. Donc, c'est vrai qu'hier, j'ai savouré le moment. Mais c'est une situation inacceptable », a-t-il regretté.
Une école sans directrice et avec une classe fermée
L'école de Mazaire a connu une rentrée compliquée. Avec un effectif passé de 295 à 292 élèves, elle a perdu une classe, passant sous le seuil de douze classes qui offrait une décharge complète à la directrice. Mardi, la rentrée s'est faite avec une classe de moins, un enseignant absent et sans directrice ni directeur, l'enseignante qui assumait cette charge ne souhaitant pas renouveler.
La mobilisation aboutit à la réouverture de la classe
Après son passage devant les élèves, le maire s'est activé pour tenter d'obtenir la réouverture de la classe et la nomination d'un directeur. « Je sais que ce n'est pas facile de gérer les effectifs à la rentrée, de contenter tout le monde. Mais quand on voit l'inquiétude des élèves, des parents, des enseignants, on se dit que ce n'est pas normal », a-t-il témoigné. Face à la mobilisation des parents et de la commune, l'académie des Pays-de-la-Loire a fini par accepter la réouverture de la classe menacée. Le poste de directeur sera pourvu lundi. D'ici là, il faudra faire sans.



