Un coup de feu a été tiré en l'air, lundi 24 août au matin, dans les locaux de la Société méditerranéenne de nettoiement (SMN) du groupe Nicollin, rue de La Castelle à Montpellier. L'incident s'est produit lors d'une altercation entre un groupe d'hommes et des membres du syndicat CGT, dans le cadre de la préparation des élections professionnelles prévues en novembre. Deux frères, âgés de 46 et 47 ans, sont poursuivis pour violence aggravée et, pour l'un d'eux, pour détention non autorisée d'arme. Leur affaire sera examinée le 23 octobre prochain.
Intrusion et altercation sur le site de la Castelle
Selon les éléments de l'enquête, une dizaine d'hommes, conduits par un salarié, ont fait irruption dans l'entreprise, en direction du local de la CGT. Leur objectif était d'exiger de l'organisation syndicale l'inscription d'un nom précis sur sa liste de candidats à l'élection professionnelle. La confrontation a rapidement dégénéré entre le groupe de visiteurs et des membres présents dans les locaux.
Face à ces interlocuteurs, une arme a été sortie. Elle avait été récupérée précédemment dans un véhicule à l'extérieur de l'entreprise. Un coup de feu provenant d'une arme semi-automatique de calibre 7,65 a été tiré dans le plafond. Cet épisode a mis fin à la confrontation, mais les faits ont été rapidement signalés à la direction de la SMN. Les policiers, arrivés sur place, ont constaté que deux personnes, dont l'auteur du coup de feu, avaient pris la fuite.
Le tireur se rend le lendemain
Le mardi suivant, en milieu de journée, deux salariés, dont l'un est élu du personnel, se sont présentés au commissariat pour reconnaître leur implication dans l'altercation et dans la récupération de l'arme avant que l'un d'eux en fasse usage. Ces deux hommes, deux frères âgés de 46 et 47 ans, ont été présentés ce vendredi devant le tribunal judiciaire dans le cadre d'une comparution immédiate.
Ils sont poursuivis pour violence aggravée et, pour l'un d'eux, pour détention non autorisée d'arme. Leurs avocats, Mes Jean-Baptiste Mousset et Christelle Bourret-Mendel, ont demandé et obtenu un délai. L'affaire sera examinée le 23 octobre prochain. Me Mousset a déclaré : « Mon client a fait le choix de se mettre du côté de la loi. Il regrette les faits de lundi. » Il a également évoqué une agression d'intimidation subie par son client il y a un an.
Procédures de licenciement engagées
Le salarié qui se trouvait parmi le groupe de visiteurs, « qui n'étaient pas venus pour un combat syndical », selon Me Mousset, a annoncé son intention de se porter partie civile. En attendant l'épilogue judiciaire de cette affaire, la direction de la SMN a signifié leur mise à pied à titre conservatoire aux trois salariés impliqués. Des procédures de licenciement ont également été engagées.
L'affaire sera donc examinée par le tribunal judiciaire le 23 octobre prochain, tandis que les procédures disciplinaires suivent leur cours au sein de l'entreprise.



