Nicolas G., ancien animateur de l'école Titon dans le 11e arrondissement de Paris, poursuivi pour des agressions sexuelles sur mineurs, a été relaxé ce mardi par le tribunal correctionnel. Les juges ont estimé que l'infraction n'était pas suffisamment caractérisée.
Des accusations portées par neuf enfants
Dans cette affaire, neuf enfants se disaient victimes de câlins serrés, avaient entendu des récits violents, ou avaient déclaré s'être vus affublés de surnoms inappropriés. Le tribunal a relevé un « comportement inapproprié » de la part du prévenu, mais a constaté que les éléments de l'enquête n'ont pas permis de démontrer le caractère humiliant et dégradant des gestes reprochés.
Des lacunes dans l'encadrement
Les magistrats ont considéré que l'agent municipal « aurait dû faire l'objet de rappels à l'ordre » et d'une « formation », sans que ses agissements soient « constitutifs d'une infraction pénale ». Le tableau clinique psychologique des enfants qui se sont prévalus d'une agression peut « également résulter de la médiatisation » de l'affaire, ont estimé les juges.
Première affaire jugée dans un contexte de suspicions accrues
Il s'agissait de la première affaire jugée depuis la multiplication d'accusations de violences dans le périscolaire parisien. Depuis début 2026, 132 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles. Cette relaxe intervient dans un climat de vigilance renforcée autour de la protection des enfants en milieu scolaire.



