Un homme de 42 ans, condamné pour viol et incarcéré pendant 12 ans, a récidivé quelques heures seulement après sa sortie de prison, en violant une étudiante de 19 ans à Aix-en-Provence. L'agression s'est déroulée dans la nuit du 10 au 11 juillet 2026, selon une source judiciaire.
Les faits
L'homme, identifié comme Karim B., était sorti de la maison centrale d'Arles le 10 juillet en début d'après-midi. Il avait purgé une peine de 12 ans de réclusion pour un viol commis en 2014. Selon le parquet d'Aix-en-Provence, il a agressé la jeune femme vers 2 heures du matin, dans le quartier de la Rotonde, près du centre-ville. La victime, étudiante en droit, regagnait son domicile après une soirée entre amis.
Les premiers éléments de l'enquête indiquent que Karim B. aurait suivi la jeune femme sur plusieurs centaines de mètres avant de la faire chuter et de la violer sous la menace d'un couteau. Alertés par des cris, des riverains ont appelé la police. Les forces de l'ordre ont interpellé l'agresseur quelques minutes plus tard, encore sur les lieux.
Une récidive express
Le procureur de la République d'Aix-en-Provence, Jean-Luc G., a déclaré : « C'est un cas de récidive quasi immédiate, ce qui est rare et particulièrement inquiétant. L'individu n'a pas attendu 24 heures pour passer à l'acte. » Selon le parquet, Karim B. avait déjà été condamné à 15 ans de réclusion pour un viol en 2012, peine réduite en appel à 12 ans. Il avait également été suivi pour des faits de harcèlement sexuel.
La victime, hospitalisée, souffre de traumatismes physiques et psychologiques. Une cellule psychologique a été mise en place à l'université d'Aix-Marseille.
La procédure judiciaire
Déféré ce lundi 13 juillet devant le juge d'instruction, Karim B. a été mis en examen pour viol avec arme, en état de récidive légale. Il a été placé en détention provisoire. La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité. L'avocat de la défense, Me Dupont, a indiqué que son client « conteste les faits et évoque un rapport consenti ».
Cette affaire relance le débat sur le suivi des détenus à leur sortie de prison. Selon le ministère de la Justice, environ 30% des détenus purgeant une peine pour viol commettent une nouvelle infraction dans les cinq ans suivant leur libération.



