Un temps menacé par une rave party d’envergure, le département de l’Hérault a finalement été épargné par le Teknival de l’Ascension, qui a tenté de s’installer en Lozère, ce jeudi 14 mai. Presque chaque week-end, les gendarmes des différentes compagnies du groupement de l’Hérault sont désormais sur le qui-vive, avec des indices laissant penser à un rassemblement musical interdit – un RMI comme ils aiment à le dire – dans le département.
Une menace écartée de justesse
Pour ce long week-end de l’ascension, la menace importante d’une rave party géante avec plusieurs milliers de participants sur un lieu isolé de l’Hérault avait mobilisé, dès ce mercredi 13 mai, de nombreux militaires pour surveiller des mouvements sur les routes qui auraient pu être suspects. Tandis que les maires, eux, s’activaient pour placer des plots en béton afin de barrer l’accès à des sites potentiellement accueillants pour les teufeurs.
Finalement, le Teknival de l’Ascension a préféré se déporter un peu plus au nord, en Lozère, sur la petite commune de Saint-Privat-du-Fau. Malgré un temps exécrable et des difficultés d’accès, déjà plusieurs centaines de véhicules ont été aperçus sur place. Un soulagement pour les militaires héraultais mobilisés pour ce long week-end, même si plusieurs escadrons de gendarmerie mobile de l’Hérault ont été envoyés sur place, en renfort.
Les teufeurs brouillent les pistes
"Nous avions des informations comme quoi ça pouvait se faire entre Toulouse et Clermont-l’Hérault, visiblement ils ont voulu brouiller les pistes", souffle un habitué de la gestion de ces rave parties. Selon une autre source, issue des rangs des forces de sécurité, les teufeurs savent qu’ils ne sont plus les bienvenus dans l’Hérault. Notamment après les condamnations de plusieurs organisateurs d’un RMI à Castanet-le-Haut, à de lourdes amendes et près de 42 000 € de dommages et intérêts.
Une dissuasion qui porte ses fruits
"Entre notre mode d’action, notre dissuasion pour empêcher qu’ils s’installent… Ils commencent à comprendre que c’est compliqué pour eux ici, explique ce militaire. Et puis, quand ils voient ce qu’ils ont reçu comme peine la dernière fois et toutes les réquisitions du parquet de Béziers lors d’attaques contre la police nationale ou la gendarmerie… Ça les calme."
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