Randonneur suisse décède au mont Fuji, une femme de 99 ans secourue
Randonneur suisse décède au mont Fuji, une femme de 99 ans secourue

Un randonneur suisse de 58 ans est décédé mardi 21 juillet en gravissant le mont Fuji, portant à deux le nombre de décès depuis le début de la saison d’ascension le 1er juillet. Par ailleurs, une Japonaise de 99 ans a été secourue après s’être blessée le même jour.

Deuxième décès de la saison

La police a précisé que le randonneur, identifié par les médias comme Bernhard Sutter, a perdu connaissance alors qu’il gravissait le volcan culminant à 3776 mètres. Il a été réanimé puis transporté vers un hôpital, mais a été déclaré mort à son arrivée. Selon les médias, il se nommait Bernhard Sutter. Le dirigeant de l’entreprise suisse pour laquelle il travaillait, Exit, spécialisée dans l’aide à mourir, a indiqué qu’il était décédé à la suite d’une urgence médicale alors qu’il était en vacances au Japon. Il s’agit du deuxième décès depuis l’ouverture de la saison d’ascension du Fuji le 1er juillet, après celui d’un Japonais de 65 ans le 17 juillet, mortellement blessé à la tête à la suite d’une chute, selon les médias locaux.

Une femme de 99 ans secourue

Des médias ont par ailleurs rapporté qu’une Japonaise de 99 ans, Tome Sagawa, a été secourue le même jour alors qu’elle tentait d’escalader la montagne après s’être blessée la veille et avoir passé la nuit dans un refuge. "La police appelle les randonneurs à redescendre sans forcer s’ils s’inquiètent des conditions météorologiques ou de leur état physique, et à planifier des ascensions adaptées à leur expérience et à leur condition physique", a déclaré un porte-parole des forces de l’ordre.

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Des incidents à répétition

Quelques jours auparavant, un Japonais de 54 ans avait dû être secouru à deux reprises en l’espace de deux jours alors qu’il tentait l’ascension. S’étant senti mal, il avait été raccompagné au pied de la montagne par les secouristes, mais avait décidé de réessayer le lendemain avant d’être pris d’un nouveau malaise. La même mésaventure était arrivée, en 2025, à un Chinois qui gravissait le Fuji en dehors de la saison officielle, comme plusieurs milliers de personnes le font chaque année.

Un afflux de visiteurs malgré les restrictions

La plus haute montagne du Japon est devenue un objectif prisé des randonneurs, dont certains ne disposent pas de l’endurance nécessaire pour les cinq à dix heures de marche requises pour monter et redescendre. Le Japon a renforcé les règles d’accès au mont Fuji en réponse au surtourisme, à la surfréquentation et à une série d’incidents de sécurité impliquant des alpinistes insuffisamment équipés. En 2024, les départements de Yamanashi et Shizuoka, que chevauche le volcan, ont instauré un droit d’accès. Un peu plus de 200 000 personnes ont néanmoins gravi la montagne l’an dernier, contre un peu plus de 220 000 en 2023. Neuf décès ont été recensés pendant la saison 2024, mais aucun en 2025.

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