À Nice, une habitante de la rue Delille a lancé une pétition sur change.org intitulée « Préservons la tranquillité des riverains de la rue Delille », qui avait recueilli 82 signatures lundi 3 août 2026. Elle dénonce les nuisances sonores causées par les événements festifs organisés dans sa rue, notamment pendant la période estivale.
Une pétition qui divise le quartier
Dans le descriptif de sa pétition, la riveraine explique : « Comme de nombreux riverains, je subis pendant la période estivale les nuisances sonores causées par les événements festifs organisés dans notre rue. Ces festivals et concerts remplissent l'air de musique et d'animations, une initiative positive qui favorise la cohésion sociale et promeut notre belle ville. Cependant, lorsque ces événements empiètent sur le calme et le bien-être des habitants, notamment en perturbant notre sommeil, ils deviennent problématiques. » Elle précise que beaucoup de résidents, non équipés de climatisation, dorment les fenêtres ouvertes.
La pétition ne demande pas l'interdiction totale des animations, mais un compromis : « Notre intention n'est pas d'éradiquer ces manifestations qui font vivre notre quartier, mais de trouver un compromis équitable entre les besoins en animation de Nice et la tranquillité des habitants de la rue Delille. » Elle suggère notamment de réduire le nombre d'événements, de les organiser à des horaires plus compatibles avec le repos, ou de les déplacer vers des zones moins résidentielles. « Nous estimons que le droit des habitants à la tranquillité doit être pris en considération au même titre que l'animation du quartier », ajoute-t-elle.
La réaction des restaurateurs
Doris Carabetta, présidente de l'association des restaurateurs de la rue Delille, a exprimé sa stupéfaction : « Nous ne comprenons pas. Nous connaissons la jeune femme qui a émis cette pétition : elle n'est jamais venue à notre rencontre pour discuter. C'est tout de même étonnant qu'elle n'ait pas pris la peine de prendre contact si elle était à ce point dérangée. C'est bien la première fois qu'on nous reproche tout ça. »
Les restaurateurs organisent trois fois par an un apéro géant dans la rue, une tradition lancée il y a dix ans. « Ça fait dix ans qu'on les a lancés et ça plaît beaucoup. Ça anime et les riverains y participent avec plaisir. Pendant l'été, nous avons des musiciens qui jouent sur la terrasse le samedi, jusqu'à 22 h 30. Et à 23 heures, quel que soit le jour, je peux vous garantir qu'il n'y a plus grand monde dehors. C'est un quartier calme qu'on essaie de faire vivre, de lui donner un esprit village », explique Doris Carabetta.
Un avenir incertain pour les animations
La commerçante reste sceptique quant à la légitimité de la plainte : « Lorsque l'hôtel des polices entrera en fonction, cette personne risque d'être incommodée par les sirènes ! » En attendant, les restaurateurs préparent le prochain apéro géant de septembre, espérant que cette pétition ne mettra pas un terme à une décennie de rendez-vous festifs.



