Prêtre lyonnais accusé de viols : son avocat conteste fermement
Prêtre lyonnais accusé de viols : son avocat conteste

Le père Jean-Bernard Plessy, ancien directeur de l'Institution des Chartreux à Lyon, « conteste fermement » les accusations de viols et d'agressions sexuelles aggravées portées par une étudiante majeure, a indiqué samedi 14 septembre son avocat, Me Thibault Ginoux, à l'AFP. Cette prise de position intervient au lendemain de l'annonce publique d'une plainte contre le religieux, qui a été évincé de la direction de cet important groupe scolaire catholique lyonnais.

Une plainte pour viols et agressions sexuelles aggravées

« Le père Plessy conteste fermement les faits qui lui sont reprochés. Il attend de pouvoir être entendu par les enquêteurs pour démontrer son innocence », a déclaré Me Thibault Ginoux, au lendemain de l'annonce d'une plainte pour « viols et agressions sexuelles aggravées ». Le parquet de Lyon, qui a ouvert une enquête pénale à la suite du signalement du diocèse, a confirmé à l'AFP la plainte annoncée vendredi.

L'archevêque de Lyon, Olivier de Germay, avait annoncé le 2 septembre des « mesures conservatoires » à l'encontre du père Jean-Bernard Plessy, 63 ans, dont le retrait de sa fonction de directeur de l'Institution des Chartreux, en raison d'une « relation » avec « une étudiante majeure placée sous son autorité ».

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Des violences dénoncées jusqu'en juillet 2026

Dans un communiqué publié vendredi, l'avocate de la plaignante, Me Nadia Debbache, affirmait que celle-ci aurait subi des « viols aggravés » et des « agressions sexuelles aggravées en raison des fonctions d'autorité exercées par le père Plessy et des éléments de vulnérabilité tenant à la victime ». Elle a précisé que les « violences dénoncées ont persisté durant plusieurs mois, jusqu'en juillet 2026 ».

Me Debbache critiquait vivement l'emploi du terme « relation » utilisé par l'archevêché, estimant que « réduire des violences sexuelles » à ce terme « minimise la gravité des faits ». Le diocèse de Lyon, dans un communiqué vendredi soir, a expliqué y avoir recouru car « c'est le terme utilisé par la jeune femme elle-même ». Assurant avoir « toujours cru à (la) parole » de cette « victime », le diocèse ajoute qu'il « appartiendra à la justice », saisie « dès le 6 juillet », de « dire si les faits sont constitutifs d'infraction de viols et d'agressions sexuelles aggravés ».

Le prêtre au repos, en retrait de ses fonctions

En juillet, le prêtre, qui dirigeait l'établissement depuis 27 ans, avait écrit aux parents d'élèves pour leur annoncer sa décision de démissionner : « il faut savoir partir dans la reconnaissance et le sentiment du devoir accompli », écrivait-il. Depuis, il « est au repos, en retrait de ses fonctions », a indiqué son avocat.

Objet également d'une « enquête canonique » de l'archevêché, le père Jean-Bernard Plessy avait été ordonné prêtre du diocèse de Saint-Etienne en 1991. Le groupe scolaire d'enseignement catholique sous contrat des Chartreux, véritable institution à Lyon, compte 4 000 élèves, allant de la maternelle au post-bac. L'enquête pénale ouverte par le parquet de Lyon devra déterminer si les faits dénoncés sont constitutifs des infractions reprochées.

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