Près de 300 personnes se sont rassemblées samedi 12 septembre sur un terrain privé à la Hoguette, au sud de Caen, pour une free-party, a annoncé la préfecture du Calvados. Celle-ci indique que les organisateurs et participants s'exposent à « des sanctions judiciaires sévères ».
La loi Ripost durcit les sanctions
Depuis la promulgation récente de la loi Ripost, « l'organisation d'un rassemblement non déclaré devient un délit puni de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende (contre une simple contravention auparavant), avec des peines complémentaires possibles », précise la préfecture dans un communiqué.
La participation à ces rassemblements non déclarés de plus de 250 personnes « constitue un délit puni de 6 mois de prison et de 7 500 euros d'amende », poursuit la préfecture. Cette loi a été conçue pour lutter, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, contre la « délinquance de proximité ».
Dispositif de sécurité renforcé
Face à cette situation, « l'État examine toutes les possibilités pour faire respecter l'interdiction préfectorale et mettre un terme à ce rassemblement », d'après la même source. Le dispositif de sécurité est « considérablement renforcé » et la gendarmerie nationale « contrôle tous les accès au site, ainsi que les véhicules, notamment au regard de la consommation d'alcool et de stupéfiants ».
Les forces de l'ordre sont donc déployées autour du terrain privé où se tient la free-party. Ce rassemblement intervient dans un contexte où les autorités locales sont particulièrement vigilantes après l'accident de TER survenu en Normandie, qui avait fait 44 blessés.



