Une opération de police d'envergure à Propriano suite à la découverte d'armes dangereuses
Un immeuble résidentiel situé à Propriano, en Corse-du-Sud, a été évacué de manière préventive vendredi dernier. Cette mesure de sécurité a été prise après la découverte, dans les caves de l'édifice, d'un arsenal comprenant des armes de guerre, des explosifs et des grenades. Selon des sources proches du dossier et le parquet, ces éléments sont certainement reliés à une bande criminelle.
L'intervention des forces de l'ordre et des démineurs
Le procureur de la République, Nicolas Septe, a confirmé qu'une opération de police judiciaire était en cours à Propriano. Cette enquête, diligentée par la section de recherches de la gendarmerie d'Ajaccio et sous l'autorité du parquet d'Ajaccio, porte sur des infractions à la législation sur les armes. « À l'occasion des perquisitions en cours, il a été nécessaire de faire appel aux démineurs pour sécuriser les lieux », a-t-il déclaré. Il a précisé que l'immeuble avait été évacué provisoirement par mesure de sécurité et qu'une personne était en garde à vue.
Vers 12h30, la préfecture de Corse-du-Sud a diffusé un message sur X, indiquant la découverte d'engins explosifs à Propriano. Cette situation a nécessité la mise en place d'un périmètre de sécurité et la présence des démineurs. Les autorités ont invité la population à éviter le secteur concerné.
Des liens avec une bande criminelle avérés
Une source proche du dossier a révélé que des armes de guerre moderne, de l'explosif et des grenades avaient été saisies. « Ce n'est pas du matériel de collectionneur, c'est du matériel qu'on peut certainement relier à une bande criminelle », a-t-elle ajouté. Un résident de l'immeuble était en garde à vue au moment des faits.
Selon une autre source, la personne interpellée est un homme âgé, proche d'Appien Coti. Ce dernier a été condamné en décembre dernier à huit ans de prison et 100 000 euros d'amende pour une triple attaque à l'explosif visant un glacier de Propriano. Dans cette affaire, Joseph Mocchi et Don Jacques Serreri avaient également écopé de peines similaires.
Depuis le 30 janvier, ces trois hommes sont jugés à Marseille avec une vingtaine d'autres prévenus dans une affaire de trafic d'armes organisé entre la Corse et le continent, via la Sardaigne et la Suisse. Joseph Mocchi, Appien Coti et Don Jacques Serreri sont associés à la bande criminelle dite « Mocchi », selon un rapport du Sirasco (Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée) de la police. Une troisième source a confirmé que les découvertes effectuées à Propriano étaient liées à cette bande criminelle.
Cette opération met en lumière les activités illicites persistantes de groupes criminels organisés en Corse et souligne l'importance des actions coordonnées des forces de l'ordre pour assurer la sécurité publique.



